La crise mondiale

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  • Publié le : 23 avril 2011
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Le président de la République algérienne entame le lancement de son nouveau programme économique à compter du 01 janvier 2010 de plus de 150 milliards de dollars 2010/2013, après une dépense de 200 milliards de dollars entre 2004/2009. Sommes nous sur la bonne voie ? T- elle est la question qui mérite un débat contradictoire utile loin de toute passion, car engageant l’avenir du pays et donc lasécurité nationale. Aussi, un bilan sans complaisance s’impose afin de corriger les effets pervers de la politique socio –économique actuelle. Telle est l’objet de cette modeste contribution.
I-LA CRISE MONDIALE 2008/2009 ET IMPACTS SUR L’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE
L’année 2009 qui se termine a vu les conséquences de la crise d’octobre 2008 qui n’est pas encore terminée du fait que les deux causes sontencore là : la prédominance de la sphère financière sur la sphère réelle et les distorsions entre les salaires en baisse (chômage) et les profits (non ceux de l’entreprise créatrice de richesses) spéculatifs en hausse comme pour la crise de 1929 mais avec cette différence fondamentale, l’interdépendance plus accrue des économies et la naissance de pays émergents , ce qui fait que la crise estmondiale et que la solution ne peut être que globale. Or c’est un élément déterminant de la hausse de la demande des hydrocarbures l’Algérie exportant 98% de cette rente éphémère. Un autre élément l’écroulement du prix de cession du gaz sur le marché spot (marché libre) représentant 1/3 des recettes en hydrocarbures bien que l’Algérie soit régie temporairement par les contrats à moyen terme, qui selonles prévisions des experts durera entre 4/5 années (nouvelles technologies du gaz et abondance des producteurs) – Donc nous avons eu un impact indirect négatif sur les recettes en devises de l’Algérie qui ont baissé globalement d’environ 40/45% en 2009 et pour 2010/2014, tout dépendra du cours du pétrole, le prix du gaz lui étant indexé.
Autre impact sur la valeur de nos placements à l’étrangeren bons de trésor américains, euros, livre sterling et yen ( 70/80% de nos réserves, libellées 40% en dollars, 40% en, euros , 5% en livre sterling et 5% en yen ) à la fois du fait du dérapage du dollar ( perte de la valeur d’environ 50% depuis 2000 du dollar) , la baisse des intérêts pour le dollar et les autres monnaies , les taux directeur des banques centrales allant vers zéro. Mais grâce àcette embellie des cours des hydrocarbures, l’Algérie a procédé par anticipation au remboursement de sa dette extérieure qui est actuellement inférieur à 4 milliards de dollars y compris celle à moyen terme , contre plus de 30 milliards de dollars fin 1999 et également sa dette publique intérieure en dinars algériens évaluée à moins de 700 millions de dinars fin 2009 contre plus de 1700 milliards dedinars fin 2006. Mais le problème posé, est ce que l’on s’est attaqué aux causes de ces dettes où est ce un jeu d’écriture grâce aux recettes des hydrocarbures ? Cela a permis également de consacrer 10% du produit intérieur brut aux transferts sociaux dont 1000 milliards de dinars pour la loi de finances 2010, somme importante mais dont l’action est mal ciblée et mal gérée, ne permettant pas auxplus défavorisés et aux secteurs inducteurs d’en bénéficier .
On assiste , en plus de la solidarité familiale, paradoxalement grâce à la crise du logement ( même marmite, même charges), de et de la sphère informelle produit de la bureaucratie et des dysfonctionnement des institutions de l’Etat avec comme conséquence l’extension de la corruption , jouant comme soupape de sécurité employant selonla déclaration récente du Ministre du travail entre 25/30% de la population active en 2009,à une cohésion sociale fictive entretenu par une distribution de la rente, n’existant pas d’ailleurs comme nous le verrons par la suite , une véritable politique salariale encourageant le travail et l’intelligence mais des distributions de rentes à tous les niveaux.
Enfin, l’Algérie a des réserves de...
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