La grande crise de la mondialisation

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  • Publié le : 2 février 2012
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Fiche : Nicolas Baverez : Après le déluge – La grande crise de la mondialisation

INTRODUCTION
15/9/08 : Pearl Harbour de la mondialisation. Surprise totale marquant l’écroulement d’un monde et le basculement dans l’inconnu.
* Ampleur des pertes : une année de PIB mondial à ce jour (50.000 milliards de dollars)
* Durée des séquelles
* Transformations engendrées dans la régulation ducapitalisme
Nous sommes entrés dans une ère de la fin du cycle néolibéral de la mondialisation qui a début dans les années 70 placé sous le signe du retrait de l’Etat et de la déréglementation, de l’ouverture des frontières et de la politique monétaire.
Sur le plan géopolitique : déclin relatif des pays développés et ascension des nouvelles superpuissances du Sud rangées derrière la Chine.Etymologiquement « Krisis » correspond au point critique d’une maladie qui décide de la guérison ou de la mort.

1. CHRONIQUE D’UN SEISME ANNONCE
Beaucoup de banques ou sociétés financières/assurances/immobilières en difficultés en 2008.
Pourquoi Paulson a-t-il décidé de sauveur l’assureur AIG en injectant 85 milliards de dollars et placer Lehman Brothers en faillite ? Cela a entraîné unedévastation et une panique totale.
Erreur de la politique monétaire ?
La perte de contrôle de la création monétaire serait un instrument des grandes crises du capitalisme. Une création monétaire excessive se traduit par l’accélération de l’inflation (cf Zimbabwe où les prix augmentent de plus de 10.000% par an). A l’inverse une orientation restrictive peut installer une spirale déflationniste (cfJapon dans les années 70)
Alan Greenspan aux Etats-Unis a opté pour une condition permissive de la mise en place d’une économie de bulles. Après la crise de 2001 (éclatement de la bulle technologique) la volonté d’éviter à tout prix une récession a conduit la FED à diminuer drastiquement ses taux d’intérêt. Alan Greenspan a délibérément encouragé en croyant la piloter une transformation radicaledu secteur financier qui a échappé à tout contrôle. Une transformation placée sous le quadruple signe de la désintermédiation, de la déréglementation, de l’innovation et de la globalisation. Par exemple, la désintermédiation a permis le développement des fonds de hedge et les fonds souverains (5000 milliards de dollars). Au total l’indépendance des banques centrales, supposées garantir lastabilité monétaire, a directement contribué à la formation de la plus vaste bulle spéculative de l’histoire du capitalisme.
La crise immobilière
Le développement de l’immobilier a démarré dès le début des années 70. Entre 1997 et 2007, les prix de l’immobilier aux Etats-Unis ont augmenté de 171%, 211% au RU, 189% en Espagne et 139% en France. Cette folie immobilière a touché l’ensemble des populationsnotammenet aux Etats Unis à travers les subprimes permettant aux plus défavorisés d’accéder au crédit bancaire
sans conditions de ressources. La bulle immobilière et la bulle du crédit sont intrinsèquement liées. La hausse de l’immobilier est lié à l’emballement des crédits hypothécaires Le surendettement a atteint 160% du revenu disponible en Espagne 140% au RU et 139% aux Etats Unis. Le krachimmobilier était donc inévitable et a démarré aux Etats Unis. Ce fut ensuite le tour du RY et de l’Irlande puis de façon très massive de l’Espagne.
La crise du crédit
Elle a démarré avec les subprimes puis s’est accentuée en août 2007 entraînant une paralysie du marché interbancaire.
La crise bancaire et financière
A partir de l’été, double pression sur la liquidité et la solvabilité desbanques enclenche une spirale de la déflation par la dette à travers la réduction des bilans.
15 septembre 2008 : faillite de Lehman Brothers . Pire des décisions prise par Paulson (Secrétaire d’Etat au Trésor) ex patron de Goldman Sachs . Cela a été vu comme une volonté de cet ex Goldman Sachs d’abattre un des ses ex concurrents en grande difficultés. Il a sous estimé le risque systémique...