La croyance religieuse et la raison

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 15 (3540 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 12 novembre 2008
Lire le document complet
Aperçu du document
• La croyance religieuse implique-t-elle nécessairement une démission de la raison ?
RELIGION Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consistedans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.

RAISON: Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, deraisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à lafoi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience) * Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).

CROIRE / CROYANCE: 1)Attitude de l'esprit qui affirme quelque chose sans pouvoir en donner une preuve (Synonyme d'opinion). 2) Adhésion de l'esprit à des vérités qui ne sont pas connues par la raison (synonyme de foi).

XL. Religion, magie, superstition


On en est arrivé de nos jours à une situation où la philosophie doit défendre l'élément religieux contre une certaine forme de théologie .
Les faits sont là :depuis la fondation des universités médiévales, la faculté de théologie est séparée des autres. Il en résulte un divorce de fait et une coupure toute contingente de la théologie d'avec les autres disciplines, coupure un peu semblable à celle qui sépare aujourd'hui l'histoire et la sociologie. Le philosophe ne fait pas de théologie, et partant, qui en fait encore ? Un tel état de fait met l'apprentien danger de tout confondre sous le concept général du surnaturel. Pour cette raison, on commencera par un effort de distinction entre dispositifs cousins en apparence et totalement dissociables quant au fond : le magique et le sotériologique sur lesquels on ne reviendra pas seront opposés au superstitieux, au religieux, et au seul qui intéresse authentiquement : le théologique.

A. LARELIGION.
Quitte à stupéfier, on propose ici de privilégier l'approche sociologique de la chose, inspirée de la sociologie la plus officielle : "Pour étudier une religion, on doit étudier plutôt les rites que les croyances ". Ce que n'acceptera aucune conscience religieuse, attachée qu'elle est à ce qu'elle croit, comme en témoigne le "Petit dictionnaire de théologie catholique " : "la religion est lerapport au sacré". On soutiendra néanmoins que la religion, dont l'étymologie n'indique que trop qu'il s'agit avec elle d'instituer un lien, abrite l'outil de constitution du socius, destinée à lutter contre les influences solvantes de la division du travail et autres mécanismes individualisants. La production, opposant les intérêts met la société en danger de guerre interne et de dissolution.Instaurer un lien de "fraternité" (ou comme on voudra "solidarité", "convivialité"...) devient une question de survie des sociétés, différente des fonctions d'échange, de "communication" (si ce concept a un sens) ou encore de fusion. La re-ligion répondant à cette urgence et à ce danger apparaît donc comme une fonction sociale des plus prioritaires, le socius consistant lui-même comme on l'a soutenu...
tracking img