La fille aux yeux d'or

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  • Publié le : 19 juin 2009
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Niveau 1ère

La Fille aux yeux d’or
Balzac

Le texte que nous allons étudier est extrait d’un roman d’Honoré de Balzac, écrivain du XIX° siècle. Cet auteur est particulièrement connu pour avoir voulu brosser, dans sa Comédie humaine, un portrait de la société de son temps.
Dans son œuvre, La Fille aux yeux d’or, Henri de Marsay, jeune dandy parisien, se prend de passion pour « lafille aux yeux d’or », Paquita Valdès, et découvre qu’il a pour rivale sa propre sœur dont Paquita est très éprise. Pour se venger de Paquita, il décide de la tuer avec l’aide d’amis réunis en société secrète, les « Treize ». en ouverture à cette étrange histoire, Balzac a composé ce tableau de l’Enfer parisien, montrant ainsi dès l’incipit du roman, la corruption sociale qui sévira dans le roman.C’est ainsi que nous allons étudier dans un premier temps le portrait horrible que dresse Balzac de peuple parisien. Puis nous verrons de quelle manière l’auteur assimile Paris à l’Enfer. Et dans une dernière étude, nous observerons que ce texte est un « modèle » de l’écriture balzacienne.

I.Un peuple horrible

Le narrateur intervient dans ce texte de manière évidente, effectuant unportrait horrible du peuple de Paris

a.la laideur des individus

Nombreux adjectifs péjoratifs qui insistent sur les couleurs qui apparaissent comme repoussantes, l.3 « hâve, jaune, tanné », l.14 « jeunesse blafarde et sans couleur », l.19-20 « la teinte presque infernale des figures parisiennes »

L’auteur n’hésite d’ailleurs pas à dire de façon directe l’horreur physique de ce peuple, l.1« le plus d’épouvantement est certes l’aspect de la population parisienne », l.2 « peuple horrible à voir ». L’horreur physique du peuple est donc certaine, il n’y a pas d’ambiguïté, ni sur l’horreur puisque le mot est répété, ni sur l’identité puisque les mots « parisiens » ou « Paris » sont répétés suffisamment souvent : pas de doute sur l’identité, il s’agit bien des parisiens et non des français engénéral.

De plus, Balzac insiste sur la laideur physique grâce au champ lexical du corps qui est associé au champ lexical du monstrueux : l.6 « visages contournés, tordus », l.7 « les poisons dont sont engrossés leurs cerveaux »

De plus, les hyperboles et les accumulations accentuent encore l’impression de grandeur et de monstruosité, l.4 « tourbillonne une moisson d’hommes » , l.13« physionomie cadavéreuse ».

b.des êtres dépravés

La dépravation de l’être commence chez Balzac par la superficialité des êtres qui jouent avec les apparences (cf. dans la suite du roman un rapport avec le fait d’appartenir à une société secrète) : emploi en anaphore du mot « masque » qui met ce mot en valeur et montre ainsi l’hypocrisie du peuple qui n’est pas ce qu’il prétend être. ( masques aupluriel).
Cette dépravation de l’être touche tous les parisiens : généralisation avec le terme « tous » répétés dans la même phrase l.10 « tous exténués, tous empreints », et elle est même contagieuse, l.18 « les étrangers …. Ne peuvent sortir, et restent à s’y déformer volontiers »

Balzac aborde également ici un de ses thèmes de prédilection qui est la dépravation de l’être par sa cupiditéet son hypocrisie sociale qui sont mises en évidence par une hyperbole à la ligne 4 « une tempête d’intérêts », idée reprise à la ligne 11 par le terme « avidité ».

Cette dépravation est donc non seulement physique et morale mais aussi sensuelle, ligne 17 où Paris est présenté comme un « vaste atelier de jouissances ». La question se pose alors pour Balzac de savoir ce que veulent lesparisiens : « De l’or, ou du plaisir ? ». ces deux mots sont en effet pour Balzac les deux « clés » de l’intelligence du monde qu’il cherche à décrire. Un même appétit aveugle et délirant pousse selon lui l’individu dans la quête du pouvoir financier et de la jouissance amoureuse.

Où cette appétit pourra-t-il être le mieux assouvi ? Dans les grandes villes, là où le grouillement de la chair ne...
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