La france de la belle epoque : un "pays en retard" ?

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  • Publié le : 11 octobre 2010
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CHAPITRE V
La France de la « Belle Epoque » : un pays en retard ?

Au lendemain de la première guerre mondiale, les français qui viennent de vivre des années terribles. Certains vont parler de « Belle Epoque » pour caractériser la période d’avant 1914. Cette « Belle Epoque » apparait comme une période prospérité, de stabilité, voire même de douceur de vivre. On a l’impression que les françaissont unis dans la célébration du progrès. On a un symbole qui date du début du XXème avec l’exposition universelle de Paris qui témoigne de cet apogée d’une France riche, dynamique et rayonnante. Pour autant, le pays est toujours contraint par les poids de ses héritages qui ne sont pas tous favorables à la modernisation rapide. La France, en effet, est toujours parcourue d’archaïsme, notammentdans le monde rural mais aussi dans les bas quartiers. Jacques le Goff est un médiéviste (historien du Moyen-âge) qui parle d’un long Moyen-âge et qui s’étend jusqu’à la fin du XIXème avec des progrès ponctuels et marginaux. La structure de la société française demeure, à cette époque, relativement rigide.
On peut se demander si la France a compensé, à la veille de la guerre, ses handicaps?A-t-elle put rattraper son retard, notamment sur le Royaume-Unis? A-t-elle su prendre le tournant de la seconde industrialisation, comme l’Allemagne a su le faire?

I- Les héritages : atouts et contraintes à l’orée du XXème siècle

A - Les atouts

1 - L’enracinement républicain et la stabilité retrouvée

La IIIème République ne s’est pas implantée de manière facile. Le régime républicain futproclamé en 1870 après la défaite de Sedan. On parle de IIIème République en 1875 après avoir doté de lois constitutionnelles. Dés les années 1870, ce régime a du surmonter crises et critiques. Les premières crises sont à la fois externes et internes. La France est toujours en guerre lorsque le régime s’écroule avec la défaite de l’Empereur. L’Alsace et la Moselle sont prises et les troupesallemandes sont aux portes de Paris.
En 1871, se produit l’insurrection dans la commune de Paris. Les parisiens considèrent que l’Etat a trop vite baissé les bras face à l’envahisseur allemand et veulent défendre la capitale. Ils s’organisent pour cela et dressent un programme fortement marqué à gauche pour gagner des droits (et non selon Marx). Les communards ont été violemment réprimés par le pouvoiren place. Ils se sont réfugiés dans une ville proche, Versailles. Parmi les gens au pouvoir : Adolphe Tiers qui veut faire la paix avec les allemands.
Il y a aussi comme difficulté interne : l’ordre moral qui est une orientation politique favorable au retour de la monarchie. Dans ces royalistes, on retrouve deux types de famille :
- ceux qui souhaitent le retour de la monarchie d’ancienrégime, autoritaire. On les nomme les légitimistes, ils soutiennent le compte de Chambord, arrière petit-fils de Louis XVIII et voudrait se faire nommer Henri V si jamais il venait à être élu. Cette famille est plus ou moins intransigeante puisque Henri V, refuse de tenir compte des avancées politiques et souhaite restituer toutes les marques monarchiques.
- la famille des Orléanistes qui descendentdu roi Louis-Philippe, qui était un roi bourgeois et qui cédait plus de libertés. Ils étaient d’une certaine manière, plus modernes et modérés que les légitimistes.

En 1877, une crise éclate. C’est la crise du 16 Mai 77. A cette époque là, le président de la République n’est plus Adolphe Tiers mais Mc. Mahon. Ce dernier est plutôt un conservateur royaliste et souhaite un retour du roi. Leprésident du conseil de Mc. Mahon était un républicain nommé Jules Simon (de centre gauche) et avait des conceptions politiques différentes. Un clivage eu lieu entre eux deux et Jules Simon est contraint de démissionner. Cependant depuis que la République était installé depuis 1870, on ne considérait pas que le président avait ce droit là. On considérait plutôt que le pouvoir devait revenir au...
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