La gestion de l'eau

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1388 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Introduction

Au niveau mondial, la question de l'approvisionnement en eau devient chaque jour plus préoccupante. Le constat unanimement partagé est simple : déjà précaire dans certaines régions du globe, la situation ne pourra qu'empirer dans les années à venir.
L' essor démographique que va en effet connaître notre planète dans les vingt-cinq prochaines années va nécessairements'accompagner d'une explosion de la consommation en eau et d'une dégradation de sa qualité. Face à ce risque de pénurie d'eau, les rencontres internationales se multiplient pour tenter de développer au niveau mondial une vision partagée de la gestion des ressources en eau et d'obtenir les engagements politiques nécessaires à la résolution de ce problème à l'échelle planétaire. Mais une stratégie d'actionglobale semble difficile à définir.
Pourtant, la survie de régions entières dépend de cette ressource stratégique. La forte consommation d’eau risque de mettre gravement en péril le ravitaillement en eau douce d'une grande partie du monde et par voie de conséquence d'aggraver les conflits entre pays voisins ayant des ressources communes et entre les entreprises qui veulent privatiser l’eau.

Desréserves surexploitées, gaspillées et polluées

Outre que toutes les populations n’ont pas un égal accès à l’eau douce, plusieurs facteurs tendent à réduire les disponibilités en eau : la mauvaise gestion, le gaspillage, et la pollution des réserves.

S’il est en effet possible de puiser sans compter dans la réserve annuelle des cours d’eau, l’exploitation des nappes phréatiques est plusdélicate et risque à terme, en cas d’excès, d'entraîner leur épuisement. À la différence des cours d'eau, les nappes souterraines sont des réservoirs qui se renouvellent très lentement et ne peuvent donc pas rapidement combler les puisements. Pour répondre à l'augmentation de la demande, force est de recourir de plus en plus massivement aux eaux souterraines, un "stock" partiellement renouvelable quireprésente 95 % de l'eau douce exploitable. Utilisés depuis des siècles, les aquifères souterrains assurent aujourd'hui 60 % de la consommation d'eau potable, 15 % des usages domestiques et 20 % des eaux d'irrigation.

Or, certaines nappes, qui pourtant ne se renouvellent plus ou quasiment plus à l’échelle humaine, sont fortement exploitées, notamment à des fins d’irrigation.

Les prélèvements desnappes phréatiques a augmenté : +144 % en 30 ans aux États-Unis, +300 % en 10 ans en Arabie Saoudite, +100 % en 10 ans en Tunisie. En Chine, en Inde et en Iran, les prélèvements se sont aussi accrus.

Principales sources d'approvisionnement des pays arabes, ils représentent 30 % de la consommation des pays industrialisés. La surexploitation sévit cependant dans de nombreux pays : en Inde,dans certaines régions de la Chine, en Thaïlande, au Mexique, dans l'ouest des Etats-Unis, en Libye, au Moyen-Orient. Ces captages excessifs provoquent l'abaissement des nappes phréatiques et l'augmentation de leur salinité, et menacent dangereusement la pérennité des nappes profondes fossiles.

L'Arabie Saoudite, qui assure déjà les trois quarts de sa consommation grâce aux eaux fossiles,envisage de porter ses prélèvements de 5,2 milliards de m3 par an à 7,8 milliards au cours des prochaines années. Un rythme qui selon, le World Watch Institute, devrait entraîner l'épuisement de ses réserves avant cinquante ans.

La population mondiale est de plus en plus urbaine ce qui contribue aussi à une surexploitation des nappes phréatiques:

- Sept usines fabriquent aujourd'hui l'eau potablede Paris et de sa banlieue, dont la sécurité d'approvisionnement est par ailleurs assurée par quatre barrages-réservoirs.
- New-York va chercher son eau à 200 kilomètres dans les Appalaches, cette eau étant transportée dans des tunnels en béton atteignant 5 mètres de diamètre et plongeant parfois à 300 mètres sous terre.
- Stuttgart va aussi chercher son eau à 200 kilomètres, dans le lac...
tracking img