Le contrat social chez rousseau

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  • Publié le : 13 novembre 2012
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Exposée sur le Du Contrat Social de Rousseau
Mr Sene
Introduction
« L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. […]. Comment ce changement s’est-il fait ? Je l’ignore. Qu’est-ce qui peut le rendre légitime ? Je crois pouvoir résoudre cette question ». C’est ainsi que s’ouvre le Du Contrat Social de Rousseau qui se propose de démontrer la légitimité des institutionspolitiques. La question propre Du Contrat Social sera ainsi expressément celle du fondement d’une autorité légitime : à quelles conditions une autorité doit-elle répondre pour être légitime ? Dès lors, il devient nécessaire, pour lutter contre la mal gouvernance, de savoir d’où le pouvoir politique tire l’autorité qui lui permet d’imposer l’ordre de la loi. L’analyse, en premier lieu, de la notion d’étatde nature, traité à fond dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, pourra jouer pour nous le rôle de déblaiement préalable devant l’objectif Du Contrat Social. En dernier analyse, nous soulèverons les quatre objections classiquement opposées à Rousseau et les réponses qui peuvent les réfuter.
I- La Notion d’état de nature
L’homme à l’état de natureest assimilable à un animal qui vivrait dans l’isolement absolu, sans idée et sans aucun rapport durable avec ses semblables. Il vit dans l’insécurité totale, ne possède rien et s’approprie de tous ce dont il a besoin. Tout ceci fait qu’il est incapable de faire un progrès. On le caractérise aussi en disant qu’il est bon ; mais ceci ne veut nullement dire qu’il a une moralité ou un sentiment dudevoir : cela n’apparaît qu’en société. Avant l’instauration de la société tout homme est en fait son propre maître. Nul homme ne peut alors contraindre nul homme à obéir s’il n’emploie la force. En somme tout homme ne dépend que de lui-même ; la terre n’est à personne. Ce sont là les deux principes sur lesquels repose le contrat social
Cependant il ne faut pas voir dans la notion d’état de natureun stade historique qui aurait existé. Ce n’est pas une époque première à laquelle aurait succédé chronologiquement une deuxième période, celle de la vie en société. L’idée de l’état de nature est purement un instrument conceptuel, une supposition décrivant l’état d’un homme vivant en situation d’isolement absolu sans lien social : « commençons donc par écarter tous les faits, car ils ne touchentpoint à la question. Il ne faut pas prendre les recherches, dans lesquelles on peut entrer sur ce sujet, pour des vérités historiques, mais seulement pour des raisonnements hypothétiques et conditionnels ; plus propre à éclaircir la nature des choses qu’à démontrer la véritable origines […] ». La fonction principale de la notion serait donc de faire ressortir ce qu’il en serait d’un homme obligéde vivre absolument isolé et de souligner par là tout ce que la société apporte à l’homme ; mais aussi de décrire la nature propre de la société.
II- Le processus de la socialisation
Après avoir envisagé ce que serait l’homme à l’état de nature, Rousseau va décrire le mouvement de socialisation qui est aussi une hypothèse : « Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles quinuisent a leur conservation dans l’état de nature l’emportent par leur résistance sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état. Alors cet état primitif ne peut plus subsister, et le genre humain périrait s’il ne changeait sa manière d’être. »
On peut distinguer dans cette socialisation deux moments : une socialisation heureuse et socialisation malheureuse. Lapremière est celle qui correspond aux sociétés commençantes avec des relations interpersonnelles vraies. Dans cette socialisation, l’existence sociale n’apporte alors guère que des avantages. Avec la socialisation malheureuse naissent les problèmes. Cette socialisation commence avec le passage au premier plan du phénomène de propriété : « le premier qui ayant enclos un terrain, s’avisa de dire...
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