Le libertinage

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  • Publié le : 5 décembre 2011
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LE LIBERTINAGE

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I. Introduction
Le mouvement libertin ou libertinage se développe en Europe à partir du 17eme siècle. Il se présente d'abord comme une critique des règles et des lois de l'église pour devenir, au 18eme, un mouvement à la fois littéraire et culturel qui revendique la quête des plaisirs.
Au 18eme, le mot libertin renvoie à tous ceux quirevendiquent la libération des mœurs et le culte des plaisirs, dans la société comme dans la littérature et même la peinture.

II. Définition
Libertin vient du mot latin « libertinus » qui signifie « affranchi ».
La définition de l'homme libertin a deux sens :
- Le premier sens est que le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un librepenseur, cela fait que le libertinage est un courant de pensée.
- En deuxième sens, le libertin s’adonne aux plaisirs charnels avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle, refusant les lois religieuses. Le libertin est un homme qui multiplie les liaisons amoureuses en affichant son envie de conquête. D'ailleurs, dans les soirées mondaines à Versailles, Louis XV donne l'imaged'un roi assez libertin. C'est cette atmosphère de séduction et de liberté des sens qu'on retrouve à cette époque.

Le libertinage : courant de pensée
Le libertinage se manifeste dans la pensée par un souhait très développé de liberté.
Le libertin est celui qui se libère des contraintes religieuses et philosophiques. Il a donc un esprit de contestation qui se développe chez les écrivains,les savants, les médecins et les philosophes. On parle alors de libre penseur.
Un libertinage savant s’est développé en réaction contre l'austérité et le pouvoir des religions : les libertins étaient avant tout des philosophes, des scientifiques, des érudits, des esprits ouverts et curieux, désireux de voir régner une plus grande liberté de pensée, notamment en matière de religion. L'Eglise acondamné violemment les libres penseurs, tandis que certains auteurs les mettaient en avant comme Don Juan ou Valmont. On retrouve cette liberté dans les conversations de salon mais également dans la façon dont les romanciers traitent le récit et refusent les règles. Les plus importants de ces penseurs (entre 1610 et 1660) furent Gassendi, Gabriel Naudé, ou alors La Mothe Le Vayer. Ces auteurs semontrèrent prudents dans leurs discours et dans leur attitude, ils n'exposaient pas directement le fond de leur pensée, pour échapper à la censure et à la répression.
Le libertinage : démocratisation des mœurs
A partir du 18eme siècle, ces mœurs se démocratisent et passent sur la forme moderne de l'esprit critique. Les femmes ont acquis un pouvoir intellectuel plus important et osent parler dedésir et de passion. Le libertin ne reconnaît aucune autorité supérieure à celle de sa conscience. On assiste donc à un dérèglement des mœurs.
Après le règne de Philippe d'Orléans, en 1715, la noblesse se précipite dans la recherche des plaisirs simple et du luxe qui l'accompagne. Par exemple ils cherchent différents plaisirs dans la cour, les opéras, les petites maisons, les boudoirs afind'exercer de nombreux jeux de séduction. Le libertin multiplie les expériences de toute sorte : intellectuelle, culturelle, sexuelle.  On ose parler de l'amour et de la sexualité.
Dans la seconde moitié du 18eme siècle, la société aristocratique fait du libertinage un mouvement sans vie : la femme n'est qu'une victime dans ce jeu cruel, par exemple Mme de Tourvel qui est malheureuse de sa relation avecValmont et qui en meurt. On passe d'un jeu de séduction très attractif au jeu de la femme conquise qui souffre de cette relation.
La révolution française, en renversant la société aristocratique, met un terme à la réalité sociale et culturelle du libertinage.

III. Les principes du mouvement.

Les deux grands principes sont : la recherche du plaisir, et le fait d'affirmer sa façon...
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