Le modele heckscher ohlin

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 15 (3744 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 21 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
CHAPITRE 3 : LE MODELE HECKSCHER-OHLIN-SAMUELSON

Nous avons déjà vu dans l'introduction au chapitre sur Ricardo (chap2) que des avantages comparatifs (AC) apparaissaient pour chaque pays dès lors qu'existait une différence entre eux dans au moins l'un des fondamentaux (technologie, dotations factorielles, préférences des consommateurs). Cette différence dans au moins l'un des fondamentaux està l'origine d'une différence entre les prix autarciques des 2 pays, donc d'un AC pour chacun d'eux.

Lorsque les pays ne diffèrent que par la technologie dans au moins un de leurs secteurs (ils ont donc les mêmes dotations factorielles et les mêmes goûts), on est dans le cas étudié par Ricardo : les AC sont provoqués par la technologie.

Lorsque les pays ne diffèrent que par leurs dotationsfactorielles (ils ont donc la même technologie et les mêmes goûts), on est dans le cas étudié par Eli Heckscher (1879-1952) et Berthil Ohlin (1899-1979), 2 économistes suédois, auquel est souvent associé l'économiste américain Paul A. Samuelson[1] (né en 1915). Dans le modèle désormais désigné par HO (parfois HOS), les AC sont donc provoqués par les différences de dotations factorielles.

Leprésent chapitre est consacré à l'étude de ce modèle[2]. Nous en verrons les caractéristiques et résultats fondamentaux. Les questions plus spécifiques relatives à l'existence de l'équilibre, son unicité, sa stabilité, à la condition de diversification des économies, etc. ne seront pas abordées[3].

SECTION I : les hypothèses du modèle HOS.

Nous nous limitons à l'étude de la version 2x2x2 dumodèle HOS : 2 pays, 2 biens, 2 facteurs[4]. 8 hypothèses.

H1 : On considère 2 pays, Domestique et Etranger, capables de produire 2 biens, X et Y (donc 2 secteurs potentiellement dans chaque économie). Comme dans les chapitres précédents, les variables étrangères seront repérées par un astérisque.

H2 : dans les 2 pays, chaque bien nécessite l'emploi de 2 facteurs de production[5], travail Let capital K, dans des proportions différentes : [pic]
[pic] et [pic] désignent les Q de K et de L employées dans le secteur j (j = X, Y). [pic] est l'intensité en K (ou intensité capitalistique) du secteur (ou du bien) j : elle désigne la Q moyenne de K employée par unité de L dans le secteur j pour produire le bien j (par exemple, si [pic]= 10000 € constants, alors chaque salarié dans lesecteur j dispose d'un montant de K de 10 000€ constants pour produire des biens j). On raisonne parfois sur l'inverse de [pic] (=[pic]= Q de L moyenne par unité de K utilisée dans j pour produire des j).
On raisonne indifféremment sur les secteurs ou sur les biens. On dira ainsi que le bien X, ou le secteur X, est relativement plus intensif en capital que le bien Y, ou le secteur Y, s'il al'intensité capitalistique la plus forte : [pic]> [pic]
[pic]
Autrement dit, si sa production nécessite relativement plus de K que de L par rapport à celle de Y. Inversement, on dira que le bien Y, ou le secteur Y, est relativement plus intensif en travail que X (sa production nécessite relativement plus de L que de K par rapport à celle de X).
Ex : l'acier nécessite relativement plus de K partravailleur pour être produit que le textile : il est relativement + intensif en K que lui. Le textile, nécessitant relativement plus de L que de K par rapport à la sidérurgie, sera dit + intensif en L.

H3 : les 2 facteurs sont parfaitement mobiles entre les secteurs mais immobiles entre les pays (pas de flux migratoires internationaux, ni d'IDE).

H4 : tous les marchés sont en CPP, et tous lesprix sont parfaitement flexibles.

H5 : les fonctions de production sont de type néo-classique aux propriétés traditionnelles (productivités marginales des facteurs positives et décroissantes, RE constants, condition d'Inada).

H6 : Hypothèse de "l'identité internationale des goûts" : les consommateurs sont tous identiques au sein d'un même pays (même revenu, mêmes goûts : on peut donc faire...
tracking img