Le moi

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  • Publié le : 14 mai 2010
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Le "moi"

La nature de l'esprit humain a, depuis longtemps, suscité de grandes réflexions. Plusieurs questions se posent sur notre identité et la connaissance de notre monde. De nombreux philosophes vont tenter de trouver différentes théories pour nous aider à mieux la comprendre. Dans les lignes qui suivent, nous verrons l'importance du concept du "moi" ou du sujet pour comprendre la naturehumaine. Nous verrons tout d'abord, le point de vue de René Descartes sur cette question, ensuite celui de David Hume et je ferais part de mon propre opinion pour finir.

En premier lieu, dans ses Méditations Métaphysiques, Descartes commence par affirmer qu'il veut trouver un fondement de base à toutes ses connaissances et pour s’y faire , il entreprend le doute hyperbolique en supposant que toutce qu'il voit est faux et en rejetant toutes ses anciennes connaissances pour trouver une vérité indubitable .Ainsi , le doute de ce philosophe s’arrête au moment où il découvre le cogito, (je suis, j’existe). Il se rend compte du fait qu’en se questionnant sur absolument toutes ses connaissances, il est certain qu’en doutant, il pense, donc il existe. Ceci l'amène à comprendre qu'il est unechose qui pense et par conséquent, il est, donc toute chose qui pense est. C'est à partir de ce raisonnement qu'il se met à reconstruire sa compréhension du monde et de l'être humain .Ainsi, il faut comprendre que l'être humain est tout d'abord une chose qui pense, pour ce philosophe, ceci représenterait l'existence de l'âme. Pour lui, l'être humain n'est pas représenté par son corps, mais par sonâme qui ne change jamais et sans elle il ne peut exister. Il entreprend cette justification à l'aide d'un exemple, un morceau de cire qu'il approche du, feu et qui perd toutes ses caractéristiques, reste, tout au long, le même un morceau de cire. Nos sens nous permettent de percevoir le morceau de cire selon les perceptions du corps, mais c'est seulement la pensé ou notre raison qui nous permet deprédominer nos sens pour comprendre que même si le morceau de cire que je vois est différent de ce que je voyais au début, il est le même. Donc, pour Descartes, c'est notre pensée qui nous donne la base pour avoir une compréhension cohérente du monde réel et elle ne change pas. Nous devons, ainsi, construire notre sujet par notre propre raison et ne pas se fier aux perceptions des autres, maisseulement à notre propre connaissance. C'est grâce à elle aussi, que l'homme peut dominer le monde, être maître de la nature et c'est d'elle que vient la vérité.

En deuxième lieu, David Hume, dans son Traité sur la nature humaine, s'oppose au raisonnement de Descartes en affirmant que le "moi" serait une chose qui n'existerait pas. En effet, l'identité de l'être humain se rapporte à sesperceptions de lui-même par la double association de ses idées et ses impressions. Pour lui, le sujet change constamment en construisant son identité par les perceptions rapportées à lui-même. En d'autres mots, nous sommes nos changements, par exemple, nous ne sommes pas la même personne aujourd'hui qu'il y a sept ans, le "moi", n'était pas le même. Il ajoute aussi que l'être humain n'est pas un être deraison, mais de passions, car ce sont des impressions qui apparaissent à l'occasion de d'autres impressions et elles nous modifient. L'identité du "moi" demeure donc dans une cohésion de nos expériences passionnelles, ainsi, nous pouvons comprendre que parfois, quand quelques personnes ne parviennent pas à voir de cohérence de leurs expériences passionnelles qui se sont produites dans leur vie,leur identité du moi est corrompue. Il faut donc expérimenter nos passions pour pouvoir mieux nous connaître. Le "moi" est une chose imaginaire, que l'être humain construit en liant ses idées et ses impressions. Hume affirme aussi que le moi se construit par le regard des autres, contrairement à Descartes qui disait que se ne sont pas les autres qui nous définissent, mais notre propre...
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