Le monde en 1945

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  • Publié le : 15 avril 2010
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« La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même » Sénèque.
La seconde guerre mondiale peut être qualifiée de « plus grand gâchis de l’humanité ». En effet, jamais guerre n’avait été aussi meurtrière. C’est également la première guerre idéologique. On ne se bat plus pour défendre son pays, mais contre une idéologie raciste, le nazisme. Cela renforce encore le cote tragique decette guerre qui laisse un monde choqué, craintif, seulement certain de désirer la paix : le monde en 1945.

Le monde en 1945 est à la recherche de paix après les atrocités commises. Pourtant, deux ans seulement après la fin de la seconde guerre mondiale, c'est une nouvelle guerre qui voit le jour, celle qui opposera pendant plus de 40 ans deux idéologies foncièrement opposées : la guerre froide.En quoi la fin de la seconde guerre mondiale et le nouvel ordre mondial de 1945 ont-ils posé les bases de la guerre froide ?

Le bilan de la guerre (I), le nouvel ordre mondial (II), un monde bipolaire (III).

I. Le bilan de la guerre

La guerre s’achève en 1945 sur ton de joie et de fierté. Mais derrière cette impression de bonheur se cache en réalité la honte et la peur.

La honted’un tel bilan tout d’abord. Un bilan humain s’élevant a soixante millions de morts, dont dix millions dans les camps de concentration et d’extermination, ce qui ne laisse aucun doute sur la violence et l’inhumanité du conflit. La Pologne par exemple, qui apparaît comme le pays le plus touché par cette guerre a perdu vingt pour cent de sa population et quatre-vingt-quinze pour cent de sapopulation juive. Il en est de même pour l’URSS dont quinze pour cent de la population a disparu. Le bilan des destructions est également désastreux. Soixante-dix pour cent des villes allemandes, par exemple, sont en ruines ; les infrastructures de transports sont à refaire, ainsi que les industries. En 1945, l’URSS a également perdu soixante-dix pour cent de son pouvoir industriel.
Mais le traumatismele plus marqué est le traumatisme moral. En effet, jamais en temps de guerre la dignité de l’homme n’avait été autant bafoué : les conventions de Genève, entre autre, traitant du sort des prisonniers de guerre, n’ont pas été respectées, le recours à la torture étant devenu presque systématique.

Tout ceci laisse un monde honteux, désarçonné par la violence du choc et sans réels repères. A larecherche d’une paix réparatrice ce monde semble sombrer dans la crainte. Cette crainte exacerbée est liée à la guerre passée ; le monde a peur que tout ceci ne se reproduise.

C’est donc, en 1945, dans un monde désireux de paix absolue que les gouvernements vainqueurs vont s’allier pour donner naissance à un nouvel organisme : l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.), héritière de la Société DesNations (S.D.N.), chargée de faire régner la paix. L’O.N.U. fut une organisation difficile à mettre en place. Le mérite de sa naissance revient avant tout à Franklin Roosevelt, président des Etats-Unis de 1933 à 1945, qui s’est battu jusqu'à sa mort pour sa mise en place. En effet, au cours des deux grandes conférences qui ont réunis les alliés avant même que la guerre ne soit terminée (Téhéranen 1943 et Yalta en 1945), Roosevelt a avant tout cherché a poser les bases de l’O.N.U., quitte à perdre des avantages territoriaux importants face à l’URSS. Pourtant à la poursuite des mêmes objectifs, le maintien de la paix dans le monde, l’O.N.U. s’oppose en de très nombreux points à son aïeule la S.D.N., introduite en 1919 par le traité de Versailles. En effet, la S.D.N. qui ne comptait pasparmi ses membres les Etats-Unis et ne possédait pas de forces armées pour intervenir en cas de besoin, fut considérée comme un échec. Preuve en est la seconde guerre mondiale, ou encore Benito Mussolini qui déclarait à son sujet : « La Société Des Nations est très efficace quand les moineaux crient, mais pas du tout quand les aigles attaquent ». L’O.N.U., au contraire, rassemble dès ses débuts un...
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