Le realisme

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  • Publié le : 21 mars 2011
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• Honoré de Balzac (la Comédie humaine, dont le Père Goriot, Eugénie Grandet)
• Gustave Flaubert (Madame Bovary), dont l'appartenance au mouvement réaliste est encore contestée
• Guy deMaupassant (Bel-Ami et La Rempailleuse qui, paradoxalement, pourrait appartenir au courant romantique)
• Stendhal (Le Rouge et le Noir)
• Émile Zola (Les Rougon-Macquart, Thérèse Raquin)
• Victor Hugo(Les Misérables)
• Champfleury (Le Réalisme , les Bourgeois de Molinchart)
Le courant réaliste est apparu en France entre 1850 et 1890. Il s’oppose alors au romantisme de la première moitié dusiècle. Le concept du réalisme se manifeste aussi bien en littérature avec Champfleury et Louis Edmond Duranty, et par la suite Émile Zola et Guy de Maupassant, qu’en peinture avec Gustave Courbet. Eneffet, ce terme fut utilisé pour la première fois, presque comme une insulte, par les critiques à propos d'un tableau de Courbet, le fameux Enterrement à Ornans. Cette conception du réalisme, enlittérature, aboutit en 1880 à la théorisation du naturalisme par Émile Zola.
Les précurseurs du réalisme social (associé au parcours amoureux) au siècle précédent sont Marivaux avec le Paysan parvenu (1735) oula Vie de Marianne (1741), l'abbé Prévost avec Manon Lescaut (1731) ou Restif de la Bretonne avec le Paysan perverti (1775).
Le réalisme, en littérature comme en peinture, tranche nettement avecl’enseignement de l’Académie : les artistes « réalistes » refusent toute espèce d'idéalisme mensonger, qui donne de la réalité humaine et sociale une vision aseptisée, à la fois incomplète et fausse. Maisces changements ne sont pas du goût de tous : on leur reproche leur vulgarité, leur manque de « goût », voire leur obscénité. La polémique prend une telle ampleur que Madame Bovary, le célèbre romande Gustave Flaubert, pourtant très critique à l'égard du réalisme, mais embrigadé malgré lui dans ce courant, est traduit en justice pour immoralité en 1857, la même année que Baudelaire pour ses...
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