Le rire connait-il les tabous

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  • Publié le : 7 mai 2011
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Expression personnelle : « Le rire connaît-il les tabous ? »

Le rire est une réaction non contrôlée issue d’une émotion. Il traduit généralement un état de gaieté relatif à une situation plus ou moins comique. « Plus ou moins » car elle-même relative à chaque individu. Parait-il que pour le bien être des gens il est conseillé de rire au moins trente minutes par jour. Il faut croire que celadoit être comme une sorte de remède thérapeutique alors. Le tout étant de savoir de quoi peut-on rire et surtout de quoi ne le peton pas ?
Le rire a traversé les temps. Il a été adulé, censuré, puni, populaire, réprimé comme conseillé. Il a connu tous les courants, toutes les époques, toutes les guerres et toutes les grandeurs. Mais il ne s’est pas altéré. Il est resté tel quel, incontrôlable,fugace et délicieux. Le rire est éternel !
C’est pourquoi pour comprendre tout les tenants et aboutissants du rire il paraît judicieux de l’étudier dans son histoire, chronologiquement. Car le rire évolue, danse avec les Âges mais reste. Malheureusement le manque cruel de culture et de connaissance de l’histoire oblige l’analyse à commencer bien après le commencement…

Le rire fait parti de lanature humaine, inné, difficilement contrôlable, le rire ne s’apprend pas, il était là à la base, au commencement même de l’homme. Il a certes fort évolué au cours de ces derniers 6000 ans mais il est resté on ne peut plus présent. Allez savoir pourquoi l’Homme a cette fâcheuse tendance de se donner en spectacle or le rire est une des réponses les plus claires d’appréciation du publique. Depuisque l’Homme se diverti, il désir rire.
De l’antiquité à nos jours le théâtre a une place prépondérante dans l’Art. Il a connu tous les courants, toutes les évolutions, tous les styles. Mais s’il y en a bien un qui a toujours subsisté c’est le burlesque. Bien que le terme soit apparu au XVI siècle contre le romanesque, l’idée de sentiments et langages vulgaires donnés au héros des pièces existebel et bien depuis l’antiquité. Or le burlesque fait rire, le burlesque amuse. Il est gras, il est vulgaire, il est brutal. Et pourtant il amusait déjà il y a 3000 ans et il amuse toujours aujourd’hui. Il n’a jamais été réellement censuré, il ne s’est pas essoufflé et pourtant il n’a guère changé. Certes les façons de parler ont évolué, la vulgarité a grimpé et les mœurs ont changé mais l’intensitéest la même. Le vulgaire reste le vulgaire. Le burlesque est immuable !
Nous connaissons tous les bouffons. Êtres aux allures généralement repoussantes et aux comportements ridicules et moqueurs destinés à amuser les rois et leurs entourages. Ainsi dont le ridicule et la moquerie vecteurs du rire ? D’accord. Mais pas n’importe lesquels…Les bouffons devaient se ridiculiser eux-mêmes, êtremaladroits, stupides, ils pouvaient se moquer du peuple, se moquer d’eux-mêmes, se moquer des rivaux du roi, mais jamais au grand jamais ils n’auraient pu remettre en question l’intégrité du Ô grand souverain. Que se soit son physique, sa gouvernance, ou ses mœurs, la moquerie envers la couronne était plus que prohibée. Elle était réprimée. Or cela vaut-il vraiment le coup de mourir de rire ?
Tout celaest bien joli mais les bouffons c’était il y a 1600 ans, au moyen âge, du temps où les rois étaient fainéants, du temps où l’on se mettait de grands coups de hache au travers du crâne. Depuis les bouffons ont disparus, les Carolingiens sont apparus et ont repris les choses en mains, ont réorganisé les royaumes et pour ainsi dire ressuscité l’empire d’orient. Les Capétiens successeurs directsfirent prospérer le royaume des francs et léguèrent aux Valois un État stable enclin au développement et à l’ouverture. Un royaume où tout était réuni pour accueillir une renaissance. Et la renaissance n’acquit. Cette époque connut un véritable chamboulement culturel. L'Art explosa dans les sociétés et de nouveaux courants virent le jour. La comédie notamment. Bien que l’appellation première vienne...
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