Les crises monetaires et financieres

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  • Publié le : 25 mars 2010
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ECONOMIE INTERNATIONALE

Thème : Les crises monétaires et financières

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Argentine est la cinquième puissance économique mondiale. Elle connait une prospérité sans précédent. L’Etat joue alors un véritable rôle d’Etat providence en favorisant notamment les nationalisations d’entreprises, la subvention des transports publics, l’aide à l’accès à lapropriété privée et la protection sociale. Aujourd’hui, après de nombreuses années de récession et de mauvaise gestion, l’Argentine se retrouve dans une grave crise économique qui lance le pays dans le désordre total.
Ainsi, depuis plus de sept ans, l’Argentine est prise dans une grave crise financière. Toute crise financière affecte considérablement la structure d’un pays et il est difficile,économiquement, pour l’Argentine de s’en remettre. Finalement, après l’Asie, la Russie, et le Brésil qui se sont vus plongés dans une importante crise financière, la plus récente crise financière d’un pays est celle de l’Argentine, à la fin 2001. L’Argentine est prise dans une spirale économique infernale qui débouche sur une terrible crise politique. Bien que la situation soit déjà désastreuse, ellepourrait encore devenir pire. C’est principalement le résultat d’erreurs politiques qui ont eu pour effet de réduire les incitations à la production de richesse et conduit les argentins à craindre désormais qu’à tout moment l’Etat ne vienne leur confisquer ce qui reste de leurs économies. Notre étude examine les antécédents de la crise financière en Argentine afin d’analyser ce qui s’estréellement passé dans ce pays. Par conséquent, la question qui nous préoccupe dans notre analyse est de savoir quelles sont les vraies raisons de la crise en Argentine ?
Notre recherche se décompose en deux sections. Nous verrons successivement les origines et la nature de la crise d’Argentine, puis les critiques des actions des institutions financières internationales et notamment du FMI.

Dans unepremière partie, l’Argentine a été l’un des pays les plus prospères d’Amérique du Sud. Jusqu’en 1982, elle est dirigée par une dictature. En 1983, avec le retour à une démocratie représentative, l’augmentation de la dette durant les années 70 et 80 est nette. Le solde de la balance commerciale (la différence entre exportations et importations) devient négatif. L’inflation forte (qui arrive parfoisjusqu’à trois chiffres) en est la cause. Les exportations sont en baisse et le pays doit donc s’endetter pour s’en sortir. Le Président fait appel au FMI en 1983 car il doit faire face à des problèmes économiques et sociaux. En 1989, le pays voit un nouvel arrivant politique Carlos Menem (Président de 1989 à 1999). Celui-ci suit les conseils prodigués par le Fonds Monétaire International. De 1983jusqu’à 1999, le FMI a répondu présent à la demande de prêts de l’Argentine. Mais celle-ci a du en retour appliquer un programme économique dont l'objet était d'accroître la productivité, la compétitivité et d'assurer un équilibre budgétaire à moyen terme. Le pays prône ainsi une politique libérale pour tenter de résorber les déficits et les dépenses de l’Etat. Les dénationalisations semultiplient. Le secteur public devient minime. Mais, l’effet espéré ne vient pas. Les dettes ne font qu’augmenter (l’inflation étant toujours très forte), les entreprises argentines sont aux mains des étrangers, et donc, le pays est dépendant des spéculations et des fuites de capitaux. Le résultat de cette politique libérale est surtout un bénéfice pour les investisseurs étrangers. La croissance est tout demême présente : elle avoisine les 10% en 1991 et 1992, et continue d’être positive jusqu’en 1998. Menem décide en 1992 d’indexer le peso argentin sur le dollar. C’est une indexation sur le dollar américain : ‘currency board’. L’économie est donc « dollarisée ». L’inflation qui atteignait 140% en 1990 a chuté pour arriver à une valeur inférieure à 10% en 1992. Cependant, la crise du Mexique...
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