Les diaboliques

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  • Publié le : 6 avril 2011
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Fiche de lecture

Les Diaboliques, recueil de six nouvelles de Jules Barbey d’Aurevilly, publié en 1874.
Editions Folio Poche.

Le rideau cramoisi

Le narrateur voyage en diligence dans l ’Ouest de la France (en Normandie?) en compagnie du vicomte de Brassard, ancien officier de l ’Empire et dandy.
À la faveur d ’un arrêt de la diligence dans une petite ville, le vicomte de Brassardévoque pour le narrateur un épisode de sa jeunesse, alors qu ’il se trouvait en garnison dans cette ville(Valognes?)
L’auteur évoque la carrière militaire et de la vie privée du vicomte
Le militaire a eu une belle conduite au feu, il avait de l’allure et du panache, mais aussi le goût de l ’indiscipline, cet officier de Napoléon s’est rallié aux Bourbons.
Brassard est dépeint comme un dandyprovocateur : beau garçon, « grâce », avait la coquetterie de l ’uniforme, des conquêtes féminines nombreuses lorsqu ’il était jeune. Plus âgé, c ’est un « vieux beau », il y a en lui quelque chose de Barbey vieillissant, « soleil couchant d ’une élégance grandiose et ….longtemps radieuse’ .
La diligence perd une roue,  il faut s ’arrêter pour faire réparer cette roue par le charron.
A partir de cemoment-là, une nouvelle histoire s ’enchâsse dans la première.
Le vicomte reconnaît une fenêtre au rideau cramoisi. Elle éveille ses souvenirs. Il logeait chez des bourgeois dans une petite ville de garnison trente-cinq ans auparavant. Il prenait ses repas avec ses hôtes, braves gens de médiocre compagnie. Il s ’ennuyait ferme, étant peu occupé par ses supérieurs.
Alberte, charmante fille de seshôtes, revint de pension. Il eut l ’occasion de croiser Alberte plusieurs fois par jour dans la demeure et pendant les heures de repas. Alberte resta impassible sous ses regards et ne lui adressa même pas la parole !
Alberte lui pressa la main sous la table sans éveiller le moindre soupçon chez ses parents et sans rien changer à son attitude hautaine habituelle.
Le jeune homme qui avait alorsdix-sept ans, fut troublé par ces avances. Il lui fit passer un billet sous la table, décidé à nouer une intrigue avec elle qui demeure impassible.
Une nuit, Alberte le rejoignit dans sa chambre et se donna à lui, sans proférer une parole. Cette histoire dura six mois sans que les amants se trahissent une seule fois en public, jusqu ’au jour où Alberte expira dans les bras du jeune homme.Affolé, il s ’enfuit chez son colonel qui l ’aida à quitter le pays.
On ne connut jamais la suite, car le vicomte a voulu ignorer les conséquences de cette histoire. Le lecteur peut inventer la suite à son gré.
Sur la fenêtre au rideau cramoisi, se dessine l ’ombre d ’Alberte dans la nuit. Cette image donne l ’impression que le passé hante le présent et que toute durée s ’est abolie.
La roue estréparée, la diligence repart.
Dans cette nouvelle, Barbey a su concilier le romantisme des sentiments avec le réalisme social de son époque et ajoute à la fin cette touche de fantastique qui était alors en vogue (Gautier, Maupassant)

Don Juan
Des femmes du monde qui furent jadis aimées de Don Juan l ’invitent à dîner luxueusement.
A la fin du dîner, elles le prient de raconter l ’histoire de sonplus bel amour.
Don Juan est ici le comte Jules Amédée (prénoms de Barbey) de Ravila de Raviles (jeu de mots).
Don Juan était l ’amant d ’une femme du monde, mère d ’une fille unique. La fillette était jalouse de lui, qui monopolisait toutes les attentions de sa mère. La fillette grandit et devint une dévote. Don Juan jouait l ’indifférent pour ne pas froisser la susceptibilité de cette enfant,car il était lui-même impie.
La mère reçut la visite du curé de Saint Germain des Prés qui était le confesseur de sa fille. Avec beaucoup d ’appréhension, le vieux prêtre lui apprit, révélant le secret de la confession, que sa fille était enceinte! Le curé n ’y comprenait rien car la fille était fort innocente et elle-même demanda au prêtre d ’apprendre la nouvelle à sa mère.
La mère...
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