Les figures de style

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  • Publié le : 16 mai 2010
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Mémento FRANÇAIS
Les figures de style







Les figures de mots
 L’allitération
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine)
L’allitération consiste en la répétition de la même consonne. Les allitérations suggèrent généralement un bruit (par harmonie imitative, en l’occurrence le sifflement du serpent) ainsi qu’un sentiment(ici, le mépris, la moquerie).

 L’assonance
« Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie
O le chant de la pluie ! » (Verlaine)
« Je revis ces campagnes où j’entendis si souvent siffler la grive » (Chateaubriand)
L’assonance est la reprise de lamême voyelle ou de la même diphtongue dans des mots, expressions, ou phrases proches.
Les assonances suggèrent généralement un bruit (par harmonie imitative) ainsi qu’un sentiment :
- Assonance majeure en [ø / œ ] attachée à la description lyrique, aux bruits ( la pluie / les pleurs ) ainsi qu’aux sentiments forts ( paysage intérieur fait de tristesse, d’ennui, de spleen, de mal de vivre, etc.).- L’assonance en [i] évoque le chant de l’oiseau.

 Le calembour
[Louis XVI : Savez-vous, Marquis, de quelle secte philosophique sont les puces ?
Le Marquis de Bièvre reste sans réponse
Louis XVI : Eh bien, elles appartiennent à la secte d’Épicure.
Le Marquis de Bièvre : des piqûres, sire, c’est bien normal, comme les poux appartiennent à celle d’Épictète. ]
Définition Le calembourconsiste à rapprocher deux mots très semblables, mais de sens très différents (d’Épicure  des piqûres / d’Épictète  des pique-têtes). Le calembour joue sur l’homonymie, le fait que deux mots différents se prononcent de la même manière.
Effet La force du rapprochement consiste non pas à faire croire, mais à désarmer la pensée de l’adversaire. Voltaire disait du calembour : « Il estl’esprit de ceux qui n’en ont pas ! »
Parfois, le calembour devient simple jeu comme dans ce calendrier de 1900 où chaque nom de mois est un calembour :
JANVIER … ton sort (  j’envie ton sort ).
FEVRIER … tes chaussures (  fais briller tes chaussures).
MARS … pas sur mes pieds (  ne marche pas sur mes pieds ).
AVRIL … moi sous ton parapluie (  abrite-moi sous ton parapluie).
MAI … ta maindans la mienne (  je vous laisse deviner).
JUIN … la force au courage (  joins la force au courage).
JUILET … dit que je l’aime (  je lui ai dit que je l’aime).
AOÛT … toi de là que je m’y mette (  Ôte-toi de là que je m’y mette !).
SEPTEMBRE … comme peau de lapin
OCTOBRE … ioche est bonne (  Ô que ta brioche est bonne !).
NOVEMBRE … pas la peau de l’ours (  Ne vends pas la peaude l’ours …).
DECEMBRE … garnies à louer (  des chambres garnies à louer !).

Les figures de sens
 La métonymie
C’est un cerveau, prendre un verre, la toge, un foyer, allez les verts, embrasser la robe, …
Définition La métonymie consiste à désigner un objet par le nom d’un autre objet.
Effet Très souvent, la métonymie :
- dénigre, ironise : « Tout cela finira par un sabre » (motattribué à Catherine II de Russie à propos de la révolution française)
- joue un rôle poétique ainsi qu’un rôle dans la genèse des symboles : le drapeau, la croix, le voile, …

 La comparaison et la métaphore
- Cette chanteuse a une voix mélodieuse comme celle d’un rossignol (Comparaison vraie).
- Cette chanteuse chante comme un rossignol (Comparaison abrégée).
- Cette chanteuse est unrossignol / Ce rossignol (Le terme « comme » disparaît, il s’agit d’une métaphore).

Définition On reconnaît la métaphore à ceci qu’on peut insérer dans la phrase une expression comme « pareil à », « semblable à », « comme », sans en changer le sens. On dit souvent que la métaphore est une comparaison implicite.
Effet Métaphore et comparaison révèlent des ressemblances inédites ; elles nous...
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