Les liaisons dangereuses

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Résumé et analyse des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, de l'Avertissement de l'éditeur à la Lettre L, soit la Première partie (réalisés avec l'édition Pocket Classiques n° 6010)

Les Liaisons dangereuses ou Lettres : recueillies dans une Société et publiées pour l'instruction de quelques autres

Avertissement de l'éditeur p 24
* Doute sur la vraie nature du recueil qui estpeut être en réalité un « roman » car l'auteur a placé ses personnages aux moeurs dissolues dans ce « siècle de philosophie ».
* Utilisation de la première personne du pluriel qui donne une tournure de vérité générale à ses propos et emploi de modalisateurs pour une préface qui se veut argumentative (« nous croyons », « nous blâmons », « notre avis est »). Elle permet aussi d'exprimer une« opinion commune » qui pourrait s'offusquer de ces lettres : Choderlos de Laclos devance dès lors les critiques.
* Ironie de l'éditeur qui emploie des superlatives (« si modestes, si réservées, si honnêtes ») et simplicité de sa réflexion : si l'on peut admettre que les mêmes causes présentées dans le livre, engendrent les « mêmes effets » alors il y aurait sans doute aussi, dans la vraie vie, dessituations semblables, il n'en est pourtant rien.

Préface du rédacteur p 26
* Le témoignage de seconde main donne plus de consistance à ce « recueil » dont le rédacteur n'a fait qu'ordonner et changer les noms des protagonistes. Rédacteur qui se place en retrait de l'entreprise épistolaire => oeuvre autonome et véridique même s'il aurait aimé remanier le style.
* Critique desrecueils de lettres de l'époque (« on n'en trouvait aucun totalement à l'abri de ce reproche ») dont le succès repose sur le fond et non pas la forme.
* Mérite de l'ouvrage provient de deux éléments clefs, « l'utilité » et « l'agrément ». L'ouvrage se compose ainsi de styles variés et permet de révéler des « vérités » sur les moeurs douteuses qui corrompent les bonnes.
* Les Liaisonsdangereuses comme roman d'éducation, mais à ne pas donner avant le mariage. Le rédacteur énumère tous les lecteurs potentiels, caricaturés, de ce recueil qui, à chaque fois, trouvent à redire => attise la curiosité du lecteur.

PREMIÈRE PARTIE

Lettre première (Cécile Volanges à Sophie Carnay) p 31
* Jeune fille naïve et douce apostrophant sa « bonne amie » Sophie.
* Un séjour de quatre ans auCouvent des Ursulines et maintenant elle vit seule avec sa « maman » (substantif infantilisant) et possède un cabinet qu'elle peut refermer à sa guise.
* Imparfait itératif (« elle me dirait chaque jour ») révèle la morosité des journées avec les mêmes activités qu'au couvent (harpe, dessin, lecture).
* Manque de communication dans cette famille : persuadée que sa sortie du couvent nepeut signifier que son mariage => anecdote réaliste du cordonnier qu'elle prend pour son futur époux, racontée au discours direct et avec des phrases lapidaires.

Lettre II (La Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont) p 33
* Apostrophes lancées au Vicomte, l'enjoignant de quitter le château de sa tante pour revenir auprès de l'expéditeur. Style énergique, lapidaire et composé de phrasescourtes.
* S'adresse à de nombreuses reprises directement à son interlocuteur, absent, au mode injonctif (« Partez sur le champ », « Jurez-moi ») => aval sur le Vicomte et femme forte.
* A l'aide de questions rhétoriques parsemant sa lettre, elle construit l'intrigue : Madame Volanges marie sa fille au Comte de Gercourt, ancien amant de la Marquise, parti avec une des maîtresses deValmont, affaire dans laquelle tous deux ont donc été lésés => élaboration de sa vengeance.
* Description attendrissante et gauche de la jeune fille qui doit devoir piquer au vif la curiosité du Vicomte, assuré que cette Cécile « promet beaucoup » et qu'il gagne donc à la séduire.
Lettre III (Cécile Volanges à Sophie Carnay) p 36
* On pénètre dans les pensées de la jeune Cécile,...
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