Les nouveaux pauvres

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  • Publié le : 3 avril 2010
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LES NOUVEAUX PAUVRES
La pauvreté est l'insuffisance de ressources matérielles, comme la nourriture, l’accès à l’eau potable, les vêtements, le logement, et des conditions de vie en général, mais également de ressources intangibles comme l’accès à l’éducation, l’exercice d’une activité valorisante, le respect reçu des autres citoyens.
I) L’apparition d’une nouvelle forme de pauvreté :
Lapauvreté s’étend et touche diverses nouvelles catégories sociales.
A) Les catégories sociales touchées par cette nouvelle manifestation
La hausse conjuguée des loyers, de l'essence et des produits alimentaires, vécue en 2008, s'est traduite par une aggravation de la précarité. «Ceux qui venaient à nous le font plus souvent et pour des besoins plus vastes», s'alarme Henriette Steinberg.Toutes les associations constatent une hausse de la fréquentation de leurs centres. «Le Secours populaire a accueilli entre 10 et 15% de personnes supplémentaire. Aux Restaurants du cœur c'est la même chose» confie François Soulage. A Narbonne, 30% de citoyens en plus ont fait appel au secours catholique, A Toulouse, l'affluence aux distributions de repas de la Croix-Rouge a doublé, dans l'Ouest àRedon, elle a augmenté de 26% ...
La crise a fragilisé les populations les plus sensibles à la précarité. «L'arrêt brutal des emplois en CDD a touché les familles monoparentales, qui jonglent entre de petits emplois précaires pour faire vivre leur famille. Elles trinquent plus que les travailleurs qui subissent le chômage technique dans de grands groupes», déplore François Soulage. Or, avec lescitoyens de plus de 50 ans, ce sont les qui sont le plus gagnées par la pauvreté, révèle le rapport annuel sur la pauvreté du Secours catholique qui a secouru l'année dernière 1.4 millions de personnes. Un chiffre en diminution de 2% par rapport à 2006. Mais si, en 2007, la pauvreté reculait, elle s'aggravait pour ceux qui restaient démunis. L'année passée, 60% des 290.000 familles rencontrées par lesecours catholique étaient monoparentales, une hausse constante depuis 10 ans. Elles sont généralement très défavorisées en ce qui concerne l'accès à l'emploi. Parmi les couples, dont le plus jeune enfant a moins de 3 ans, 27,5% des chefs de familles en couple ont accès à l'emploi contre 9,2% pour les familles monoparentales.
B) Les conditions favorisant l’émergence des « nouveaux pauvres »Les phénomènes engendrant cette « nouvelle pauvreté » sont multiples :
Les changements de configuration du tissu social : Auparavant, les pauvres étaient géographiquement proches de leurs familles. Aujourd'hui, le monde du travail demande un changement de lieu géographique de plus en plus fréquemment, et il n'est plus question de vivre dans un foyer regroupant toute lafamille. De plus, la perte d'un emploi désocialise l'individu plus qu'avant. L'espace social urbain devient de plus en plus inégalitaire, soit d'un côté les pauvres dans les centres-villes et de l'autre les familles de classe moyenne à la périphérie ou en banlieue. Il existe une polarisation sociale, démographique ou culturelle croissante entre le centre et la périphérie.D'une part, la ville centre concentre, dans ses quartiers, les populations les moins mobiles, les plus défavorisées et les plus dépendantes des services publics et des programmes de soutien du revenu, et qui n'ont, par voie de conséquence, pas accès à la propriété résidentielle. D'autre part, les banlieues regroupent une population en général plus homogène, plus favoriséeau plan socio-économique et moins dépendante des services publics... La pauvreté dans ce contexte de spécialisation de l'espace urbain est un état de fait qui affecte non seulement les adultes, mais la famille entière et de façon particulière les enfants. En effet, la pauvreté n'est plus tellement le lot des personnes âgées, mais bien celui des jeunes et des enfants....
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