Les produits bancaires alternatifs, au maroc.

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  • Publié le : 31 décembre 2010
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Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Tanger
DCESS Finance, Audit et Contrôle de Gestion

Les crédits Alternatifs au Maroc
Mourabaha, Ijara, Mucharaka
Exposé en Gestion de Trésorerie

Année Universitaire : 2009-2010
Encadré par :
* Mr. Youssef ALAMI
Enseignant chercheur à la FSJEST
Réalisé par :* Mohammed
* Jalal
* Ali

Plan

Introduction : 3
1. Ethiques de la finance Islamique 4
2. Principes généraux de la banque islamique 5
3. Les opérations bancaires Islamiques (Schéma) 6
4. Les produits financiers Islamiques au Maroc : 7
1) Murabaha 7
a) Principe de la Murabaha 8
b) Faisabilité au Maroc 9
c) Conditions deconformité a la Chari’a 9
2) Moucharaka : 10
a) Définition : 10
b) La Moucharaka TABITA (fixe ou permanente) : 10
c) La Moucharaka MOUTANAKISSA dégressive : 10
d) Son utilité : 11
e) CONDITIONS DE CONFORMITÉ A LA CHARI’A 11
3) Ijara ou Leasing 12
a) Principe : 12
b) Utilité de ce mode de financement 12
c) Conditions de conformité a la Chari’a 13
Bibliographie : 14* Introduction :
L’avènement de l’industrie bancaire islamique est le résultat de l’effort de certains visionnaires qui ont su déceler des besoins non exprimés mais incorporés dans la fois. Ce n’est pas la structure organisationnelle qui a influencée les innovations des produits bancaires islamiques mais ceux qui connaissent à fond et les techniques bancaires, la religion et la cultureislamique. L’une des causes principales de l’expansion fulgurante que connait le secteur bancaire islamique est une prise de conscience religieuse. Jusqu’à une époque récente un grand nombre de musulmans préférait garder leur argent chez eux plutôt que le déposer dans une banque conventionnelle car l’intérêt que les dépôts génèrent est incompatible avec la religion musulmane. D’ailleurs la plupartde ceux qui détiennent des dépôts dans les banques classiques refusent de toucher les intérêts que ces dépôts génèrent car les intérêts ou l’usure sont l’un des grands péchés en Islam. Ils préfèrent donc donner ces intérêts à des œuvres de charité. Plusieurs dizaines de personnes détiennent des fortunes qui individuellement dépassent les cent millions de dollars. Aux taux de rendement à deuxchiffres qui prévalaient au cours des années 1980, des dizaines de millions de dollars pouvaient donc être générés en intérêts.
Ce calcul fut juste d’autant plus qu’un grand nombre de musulmans qui ont bénéficié de la manne pétrolière des années 1970 ou qui ont hérité des fortunes de leurs parents est arrivé à la retraite. Ils désirent que la gestion de leurs finances et leurs convictionsreligieuses soit harmonieuse et synchronisée. Avec l’âge vient la peur de dieu. Ils veulent donc purifier leurs avoirs financiers en les investissant selon les principes de la Chari’a. Dans certains pays comme l’Iran, le Pakistan et le soudan le secteur bancaire Islamique a reçu un grand coup de pouce puisque des lois ont été édictées pour que tout le secteur bancaire dans ces pays opère conformément à laChari’a. Ce sont des pays ou l’intensité de l’environnement intangible est extrême. Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont un environnement plus modéré, ou les systèmes bancaires classiques et Islamiques coexistent. Paradoxalement, l’Arabie Saoudite n’a pas autorisé à ce jour la création de banques Islamiques proprement dites (à vérifier) sur son territoire à l’exception dugroupe Al-Rajhi et des fenêtres Islamiques au sein des banques classiques. Le contraire reviendrait à reconnaitre implicitement que les banques conventionnelles dans le royaume, la terre sainte par excellence, n’opèrent pas selon les principes de la Chari’a.
La croissance des institutions financières Islamiques a atteint un degré tel que même des banques commerciales occidentales et arabes...
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