Les trois royaumes

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  • Publié le : 28 avril 2011
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Les Chroniques des Trois Royaumes, ou Sanguo Zhi (ou, en transcription EFEO, San-Kouo Tche, chinois traditionnel : 三國誌, simplifié : 三国志, pinyin : Sānguó Zhì), est la chronique historique officielle couvrant la fin de la dynastie Han, et la période des Trois Royaumes de Chine (220-280).

Elle fait partie des « Quatre Histoires », avec le Shiji,le Han Shu et le Hou han shu. Elle est la compilation de textes la plus complète sur les événements qui eurent lieu en Chine durant cette période et a servi de base pour le roman épique Histoire des Trois royaumes, traditionnellement attribué à Luo Guanzhong. Initialement commencée par Chen Shou, elle fut complétée par Pei Shongzhi.

Sommaire [masquer]
1 Structure de l’ouvrage
2 Rédaction del’ouvrage
3 Articles connexes
4 Liens externes


Structure de l’ouvrage[modifier]Le Sanguo Zhi est divisé en soixante-quatre chapitres, formés de trois livres, un pour chaque royaume. Trente chapitres sont alloués au royaume de Wei, quinze à celui du Shu et vingt à celui du Wu. En fait, chaque chapitre est constitué d'une ou de plusieurs biographies des grandes figures de l'époque, dont lalongueur est fonction de l’importance du personnage. Sun Quan reçoit par exemple tout un chapitre, alors que ses meilleurs conseillers militaires, Zhou Yu, Lu Su et Lü Meng, doivent se partager à eux trois un même chapitre.

Rédaction de l’ouvrage[modifier]Les Chroniques des Trois Royaumes furent, en fait, rédigées en deux étapes.

Initialement, il s’agissait de la compilation d’un lettré du nomde Chen Shou (233-297), durant la dynastie Jin (265-420). Après que le Jin eut conquis le Shu, Chen Shou reçut du ministre Zhang Hua la tâche de créer une histoire des Trois Royaumes. Les royaumes de Wu et de Wei disposaient alors de leurs propres archives historiques et ce fut sur celles-ci qu'il se basa principalement pour son travail. Par contre, le royaume de Shu ne disposait pas d'archiveshistoriques, et Chen Shou dut les créer lui-même. La référence du système de datation de l'ouvrage était celui qu'utilisait alors le royaume de Wei après la chute des Han.

En outre, afin de légitimer la dynastie Jin (issue du royaume de Wei), alors nouvellement au pouvoir, un certain style de narration avait été choisi : Cao Cao, le fondateur du Wei, et ses successeurs étaient appelés « empereur» ou « duc ». Cao Cao au début de sa biographie est également appelé « Grand ancêtre » (太祖, tàizǔ). Les monarques du Wu n’étaient en revanche référés que par leur nom. Néanmoins, Chen Shou étant lui-même natif du Shu, il attribua par sympathie le titre de « seigneur » à leurs dirigeants. Ainsi il donna à Liu Bei le titre de « Premier seigneur » (先主, xiānzhǔ).

Au Ve siècle, le texte futcomplété, sur ordre impérial, par un autre lettré du nom de Pei Songzhi (372-451). En effet, le texte initial de Chen Shou était jugé beaucoup trop court, ne racontait souvent qu'une version de l'histoire et comportait un nombre important d’omissions. Pei Songzhi acheva sa tâche en 429, et son travail comportait une rigueur remarquable pour l’époque. En effet :

Pei Songzhi citait toujours ses sources,aussi bien l’auteur des propos qu’il transcrivait, que les ouvrages dans lesquels il les avait tirés ;
il se bornait toujours à rédiger les faits, et n'apportait que rarement des commentaires de son cru, ne cherchant jamais à expliquer le cours des événements par la morale confucéenne ou la transmission du mandat céleste comme c'était couramment le cas ;
sa ligne de conduite était d’incorporertoute anecdote qui aurait pu être oubliée par Chen Shou. Aussi n'a-t-il pas hésité à compiler des textes qui se contredisent. N'apportant aucun jugement, il a également adjoint toutes les versions que l'on citait d'un événement, même lorsque du fantastique ou du surnaturel apparaissait, ainsi que toutes les versions non officielles de l'histoire ;
contrairement à Chen Shou qui s’appuyait...
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