Lorenzaccio, acte v, sc.7

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  • Publié le : 4 juillet 2010
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Lorenzaccio, Acte V, sc.7

Introduction : 7 scène après le meurtre du duc, Lorenzo apparaît ici pour la dernière fois. L’émeute des étudiants a été jugulée et le Côme de Médicis, « le planteur dechou », a été élu. Il révèle donc ses désillusion, son sentiment d ‘échec à Philippe. On assiste à une dramatisation de l’espace scénique puisque Philippe veut empêcher le jeune homme d’aller sepromener, tout en l’incitant à quitter l’Italie. Ainsi, l’espace semble se resserrer autour de Lorenzo : comment Musset arrive-t-il à nous faire percevoir cette atmosphère ?

I. Le discours d’un condamnéà mort.

- Impression de Lorenzo de subir un double arrachement à Venise : il a débarrassé Florence de son tyran, et a abandonné sa mère, malade. Après la cotte de mailles, la lettre apparaîtcomme un objet théâtral funeste qui le pousse à rechercher la mort. Aussitôt après qu’il ait pris la parole pour annoncer à Philippe le décès de sa mère, il enchaîne sur sa proposition suicidaire :« venez donc faire un tour de promenade, Philippe » ; dans laquelle, il semble d’ailleurs l’inclure…
- A la lettre fait écho « la proclamation de mort » évoquée par Philippe. Lorenzo rappelle, en lesdémultipliant, ses autres condamnations à mort ; le temps aussi sera élargi avec l’imparfait : « j’allais tuer », le passé composé : « ma tête a été mise à pris », le présent : « il est naturel qu’ellele soit dans toute l’Italie » ; sa démesure, son besoin d’infini, sentiments du héros romantique, se lisent dans la « condamnation éternelle aux carrefours de l’immensité »
- Son désir aliénant demourir se traduit par un sentiment de vide avec les métaphores des machines : « de fer blanc » et « à meurtre » qui le déshumanisent, et celle qui le vieillit « je suis plus vieux que le bisaïeul deSaturne. » L’oxymore de Philippe « votre gaieté est triste comme la nuit » souligne les contradictions d’un Lorenzo tiraillé entre ce qu’il est, ce qu’il voudrait être, et l’image qu’il donne,...
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