Lorenzo lotto

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  • Publié le : 4 mai 2011
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LES FRESQUES de LORENZO LOTTO
dans LA CHAPELLE dite ORATORIO SUARDI
à TRESCORE BALNEARIO
dans la PROVINCIA DI BERGAMO.
www.prolocotrescore.it

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Autoportrait de Lorenzo LOTTO en 1524

Le comte Giovan Battista SUARDI , gentilhomme érudit, profondément religieux, membre d’une des familles les plus anciennes et les plus prestigieuses de Bergame, qui avait une position importante dansla vie publique de la ville, chargea, en 1524, Lorenzo LOTTO de décorer et de peindre à fresques les deux parois les plus grandes, la paroi du fond et les deux versants du plafond de l’oratoire privé annexé à sa résidence de campagne de Trescore Balneario. Cette villa donnait sur la route de la Val Cavallina, parcourue par les marchands et les troupes mercenaires.
En 1502 un artisteanonyme, qui appartenait probablement au cercle de Jacopino de Scipioni, avait décoré l’abside, mais les personnages qui représentent la famille SUARDI sont caractérisés par une grosse tête sur un petit corps et cette figuration ne devait pas convenir au maître de maison qui fit appel à un autre artiste pour assurer le reste de la décoration.
Ce cycle de fresques constitue peut-être l’œuvre la pluscomplexe du parcours artistique de Lorenzo LOTTO.

La chapelle
La villa

C’était une époque de crises politiques et religieuses. La décadence des institutions ecclésiastiques, la diffusion des idées de la Réforme suscitaient des doutes et des angoisses.
La crainte d’un nouveau déluge universel, prévu par les astrologues et attendu comme un châtiment divin, parcourait l’Europe et,dans le territoire de Bergame, était nourrie par des inondations inusitées et très violentes.
Dans ce contexte, le programme iconographique, qui fut probablement choisi par le donateur lui-même et que Lotto sut exprimer dans le langage immédiat et attrayant du conte populaire, voulait réaffirmer la valeur des vérités de foi réfutées par les réformateurs.
La décoration, exécutée aucours de l’été 1524, comprend le plafond, peint à fresque avec une pergola en trompe-l’œil où s’ébattent des putti, le mur principal avec l’Histoire de Sainte Catherine et de Sainte Madeleine et les deux murs latéraux avec, d’un côté, l’Histoire de Sainte Brigide et de l’autre, l’Histoire de Sainte Barbe.
Le thème central du cycle est que tous les hommes peuvent prendre part à la viedivine. Sur la paroi en face de l’entrée actuelle se détache la grande figure du Christ qui ouvre ses bras; de ses doigts partent des sarments de vigne qui forment dix cercles à l’intérieur desquels apparaissent des figures de Saints. La vigne est traditionnellement l’image de l’Eglise.

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Le Christ et l’Eglise sont donc unis indissolublement et forment, avec les Saints engendrés parla vigne, le Corps Mystique auquel les fidèles aussi sont appelés à participer. Au dessus de la tête du Sauveur, le verset «Ego sum vitis vos palmites» écrit en lettres dorées, rend cette invitation explicite. Dans la partie inférieure, le donateur avec sa femme Orsola et sa sœur Paolina, les mains jointes, le regard fixé sur l’image sacrée, manifeste son adhésion aux thèses du programmedoctrinal. Sur les deux cotés sont représentées des échelles d’où sont précipités deux vignerons qui représentent ceux qui avaient jadis cherché à détruire l’unité de l’Eglise : sur chaque figure est écrit le nom d’un hérétique ou d’une secte. Dans le premier et le dernier cercle, St. Jérôme et St. Ambroise qui avaient lutté contre les hérétiques provoquent leurs chutes en montrant les Ecritures.Sur le pré aux pieds de l’échelle un petit lézard vert, symbole de mort, annonce aux vignerons coupables leur damnation alors qu’un lévrier et un escargot qui font allusion à la fidélité et à la renaissance spirituelle s’éloignent en se dirigeant vers le Christ, source de la vie.
Sur le plafond, les sarments forment une vigne mystique, image de l’Eucharistie, vendangée par les putti. De...
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