Moi et ma vie

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  • Publié le : 31 mars 2011
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J'aime jouer au cartes, je veut surtout me divertir en lisant ect bref je suis venue ici pour m'intruire.

 
L'idée de cette séquence est la réponse pédagogique que je me suis efforcé d'apporterface à un danger réel. Enseignant dans un collège du Val Fourré, je m'adresse à des élèves dont un tiers environ est Noir. J'ai pu constater chez certains l'existence d'un sentiment d'appartenance àune "communauté noire " fondé notamment sur la conviction qu'ils étaient unis par un même passé d'esclaves. Une de mes élèves était même convaincue que tous les Noirs étaient des descendantsd'esclaves et que tous les Blancs avaient, à un moment où à un autre de leur histoire, possédé des esclaves noirs ! Toute tentative d'objection de ma part vis-à-vis de ces allégations fut accueillie par desremarques du type "vous ne voulez pas reconnaître, vous avez la rage parce que vous êtes Blanc !", propos repris par la majorité de la classe, y compris, curieusement, par les élèves maghrébins.
Ilest bien évident qu'apporter des réponses concrètes et les plus objectives possibles à ces questions ne relevait pas simplement du défi personnel. Qu'il existe en soi une "communauté noire" revendiquéeme gêne déjà beaucoup : si je conçois et accepte qu'il puisse exister des solidarités liées à un sol, à des traditions, à une langue,
à des croyances ou, mieux à des idées communes, j'avoue quefonder un sentiment d'appartenance sur le seul critère de degré de pigmentation de le peau me fait penser à certaines idéologies professées par un moustachu allemand dans les années 30. La notion de"peuple noir" me gêne tout autant que celle de "peuple blanc".
En outre, que cette construction identitaire trouve comme ciment la notion d'esclavage est à mon sens un fantasme extrêmement dangereux. Enrenvoyant unilatéralement les Noirs dans le camp des victimes (et les Blancs dans celui de bourreaux), on commet plus qu'un contresens historique: on sème les graines de la haine raciste et du désir...
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