Moliere misanthrope

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Le Misanthrope
Etude intégrale

ACTE III
Arsinoé et Célimène : le conflit.

L’acte III est caractérisé par la remise en cause de Célimène, en effet Arsinoé l’ami de Célimène intervient dans cet acte à la scène 4. Mais nous pouvons voir dès le début de l’acte une entrevue entre les deux marquis Clitandre et Acaste qui présente clairement les caractéristiques de la sociétémondaine notamment à travers la tirade d’Acaste v. 781 à 804 qui présente le caractère du marquis celui-ci étant en effet prétentieux et orgueilleux, il se complimente, se distinguant ainsi comme « un courtisan achevé » (cf. texte de L. Marcou Tableau de la vie mondaine), ces deux personnages tiennent une place importante dans le Misanthrope car la pièce met en scène des gens appartenant à uneélite sociale.

Scène 1 :
· Satire des mœurs : Une tension presque dramatique avait marqué la fin du second acte. Le troisième commence par un tableau satirique, sans méchanceté qui fait sourire : le portrait des petits marquis, déjà présent é dans l’Impromptu de Versailles (scène 1) : « Le marquis aujourd’hui est le plaisant de la comédie ; et comme dans toutes les comédiesanciennes on voit toujours un valet bouffon qui fait rire les auditeurs, de même dans toutes nos pièces maintenant il faut toujours un marquis qui divertisse la compagnie ».

Scène 3 :
· L’art classique : La rivalité de Clitandre et d’Acaste fait un pendant comique à la rivalité d’Alceste et d’Oronte (v 413-438). Molière a l’art de préparer l’entrée (voir acte II scène 1, l’entrée de Célimène) de sespersonnages : nous savions depuis le vers 216, que la prude Arsinoé voit Alceste d’un œil fort doux, et le vers 866 « Et même pour Alceste elle a tendresse d’âme » nous le rappelle.
· Les caractères : Si Célimène se montre cruelle pour Arsinoé, on peut en chercher les raisons :
- l’attitude d’une prude est un vivant blâme pour une coquette (v.857-859) ;
- la femme « entourée » méprise cellequi ne retient pas les galants (v.862-864) ;
- une femme d’esprit déteste la sottise :
→ Bélise est une sotte (v. 604) ; Arsinoé est une prude dans le mauvais sens du mot (vers 216 de l’acte I scène 1, prude signifie « Qui est sage et modeste »la prude est sage dans sa pensée, et raisonne bien, elle respecte scrupuleusement les règles de la morale), unehypocrite, une sorte de Tartuffe féminin.

Scène 4 :
· Les caractères : Le petit discours d’Arsinoé a été fort bien préparé car elle devait affronter une rivale redoutable :
- Arsinoé refuse un siège (v.878) : c’est déjà une déclaration de guerre ;
- toute la page est fondée sur l’ironie, le persiflage. Célimène avait pressenti l’ironie de sa rivale : elle-même s’était préparée à l’accueillir enaiguisant sa propre ironie : heureux sort (v.873), contente (v.876).
· L’ironie : Cette figure de style consiste, à dire le contraire de ce que l’on pense, mais en sachant bien que l’interlocuteur ne se trompera pas sur l’intention (cf. vers 651 mes bons amis.

Principaux accents ironiques :
- v. 879, 884 : amitié
- v. 888 : malheur Arsinoéeut plaisir à le constater
- v. 891 : plus que moins que
- v. 892 : bien plus bien moins
- v. 893 : quel parti le parti des censeurs
- v. 894 : ce que je pus le moins que je pus
- v. 895 : excusai accusai
- v. 896 : la caution l’accusatrice
- v. 898 : envieon n’en a aucune envie
- v. 899 : contrainte heureuse de
- v. 905 : non que j’y croie j’y crois
- v. 906 : me préserve le ciel ! Que le Ciel me pardonne !
- v. 912 : un zèle une haine

· Satire des mœurs : On pourrait nommer cette scène la scène du persiflage féminin :...
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