Montesquieu lettres persanes lettres 12

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  • Publié le : 4 mai 2010
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Montesquieu, Lettres persanes
Lettre XII 
Extrait : de "ils travaillaient avec une sollicitude.." jusqu'à "... nouveau peuple et sa félicité"

I- La présentation du bonheur des troglodytes et de leur monde
1- un monde heureux et isolé
2-Montesquieu décrit un vrai paradis
II- Rôle pédagogique et poétique du texte
1- La leçon de Montesquieu
2- Un mondeinaccessible : la critique

Cette lettre est une lettre d'Usbek, un des deux Persans en voyage à Paris, adressée à Mirza ; quand elle est écrite, les voyageurs ne sont pas encore arrivés à Paris. Dans la lettre X, Mirza demande à Usbek comment les hommes peuvent être heureux en société ; pour lui répondre, Usbek lui raconte l'histoire du peuple troglodyte. Dans la lettre précédente (XI), illui décrit le malheur qu'avait provoqué leur égoïsme. Dans ce qui précède cet extrait, Usbek explique à Mirza que seules deux familles ont survécu à ce malheur (rapprochement : le déluge dans la Bible). Dans cet extrait, Usbek décrit comment les survivants organisent leur société : une société idéale est décrite, les gens s'entraident et sont heureux....

I- La présentation du bonheur destroglodytes et de leur monde

1- un monde heureux et isolé

· Leur monde est isolé du reste des troglodytes : c'est cet isolement qui détermine leur bonheur. Cette marginalité est indiquée quand Usbek parle d'un "endroit écarté, séparés de leurs compatriotes"

· Cette impression d'isolement est accentuée par le fait que c'est un endroit clos, difficile d'accès : leur monde est fermé surlui-même et n'est troublé par aucun évènement extérieur. Cette impression est également accentuée par l'énumération qui montre que rien ne vient déranger leur quotidien : ils font toujours la même chose ; l'utilisation continuelle de l'imparfait vient également forcer cette impression.

· Leur bonheur vient de cet isolement, car rien ne vient les troubler ; mais il leur vient également dupartage des tâches et de leur vertu à tous.

2-Montesquieu décrit un vrai paradis

· C'est un paradis où absolument tout est axé sur le bonheur, la joie et l'amitié : "tendrement" montre un bonheur doux, et la tendresse qui existe entre les habitants de ce monde.

· Leur vie n'est ponctuée que de quelques évènements agréables : fêtes, festins, repas, veillées.... tous ces évènementssont connus, et ils n'ont pas de surprise : ils ont donc moins de risques d'être déçus.

· Toutes les relations humaines sont basées sur l'affection : "tendre amitié" ;"aimés, chéris" . les seuls sentiments présents sont le bonheur, la joie et la sérénité : tous les sentiments négatifs sont exclus : on a l'impression d'un bonheur omniprésent.

· Tout est fondé sur l'intérêt commun : cetteimpression est donnée par la répétition des adjectifs qualificatifs "commun" et "commune". Dans ce monde, c'est le bonheur des autres qui amènent le bonheur individuel.

· L'utilisation de l'imparfait donne une impression de sérénité : le lecteur est "installé" dans sa lecture, et comme rien ne vient perturber les troglodytes, rien ne vient troubler le lecteur

· Le travail est partieintégrante de leur bonheur : en fait, on a l'impression qu'ils ne travaillent pas réellement : ce sont "les boeufs fatigués" qui travaillent, et non les hommes. Le travail est d'autant plus agréable que "la terre semblait produire d'elle-même" : la terre est féconde et ne nécessite pas beaucoup de travail.

· On observe une omniprésence de la nature à travers un champ lexical : "terre" ;"champêtre" ; "prairie" ; "fleurs" .... la nature est indispensable à leur bonheur. On constate également que la danse et la musique tiennent un rôle important : "ils chantaient" ; "leurs danses" ; "les accords d'un musique champêtre" ...

Conclusion partielle : Montesquieu force le tableau de manière presque caricaturale : tout est merveilleux, mais c'est excessif, et le lecteur n'y croit pas...
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