Narration

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  • Publié le : 31 juillet 2011
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Dans l'œuvre de Madame de La Fayette on peut relever une intrigue amoureuse entre Mademoiselle de Chartres et le Duc de Nemours. L'amour est omniprésent du début à la fin de ce livre. L’histoire rocambolesque, instaure les fondations de l'œuvre de Madame de La Fayette. L’amour de la princesse envers le Duc de Nemours se veut pur et sans bavures. Elle ne veut pas tomber aux proies des passions quiferaient d'elle une femme infidèle, une épouse indigne et la honte du Prince de Clèves. Elle est donc partagée entre sa raison et son respect pour son époux et un amour débordant envers ce jeune homme, pourtant considéré comme un séducteur invétéré.
Tandis que dans « Un amour de Swann », Odette, que Swann décrit lui-même comme « banale », « pas son genre » et intellectuellement etculturellement bien faible par rapport par lui, semble l’admirer, l’idolâtrer. Et Swann prend plaisir à se faire son Pygmalion, à la plaindre mièvreusement. On ne sait alors s'il l’apprécie pour sa simplicité, ce qu’elle pourrait devenir grâce à lui ou encore parce qu’il sait justement qu’elle ne sera jamais telle qui le désire. Mais cet homme, détaché et presque méprisant parfois, se trompe alors s'il croitêtre totalement maître de ses sentiments, car cette banalité, devient une nouveauté, le centre de ses attentions. Tout semble se cristalliser autour d’elle, et c’est un beau jour qu’en étant pris par sa ressemblance avec un Botticelli, lui qui ne cesse de comparer tableaux et visages, Swann est frappé, comme dans tout nouvel amour, par la monotonie qu’il se rappelle de son ancienne vie, maintenantqu’il découvre Odette. Mais c’est un amour obsessionnel, frustrant des deux côtés, qui distille lentement son poison dans son cœur. Tout se rapporte alors à Odette, c’est sa présence, son souvenir, le moindre mot pouvant le faire penser à elle qui font son bonheur. Il recherche les autres uniquement dans le cadre où ils auraient pu avoir échangé un mot avec elle, il frémit au nom des lieux oùelle est allée sans lui. Car la jalousie est une souffrance constante pour Swann. Il met un point d’honneur à se lancer tous les jours et à chaque seconde dans une recherche frénétique de l’emploi du temps de sa maîtresse. Il tremble à l’idée qu’il sait si peu de choses sur elle, sur son passé, sur ses occupations en dehors de lui. Mais, par crainte, de la décevoir, de l’agacer, il ne pose pas dequestions, rampe, se reproche tout haut de lui avoir posé la question alors qu’il découvre qu’elle l’a trompé et la laisse alors l’accuser de ne vouloir que l’embarrasser, l’attrister.
Tandis que dans La Princesse Clèves, la princesse tombe amoureuse de Monsieur Nemours. Tout d'abord elle est ébranlée par cette rencontre, puis vient le moment où par obstination elle décide de dissimuler l'amourqu'elle éprouve pour lui, par peur d'inconstance. La princesse recherche à tout moment, l'honnêteté dans ses sentiments par respect pour son mari mais sa passion est trop forte ce qui la fait souffrir considérablement. Elle veut être sincère mais son amour pour le duc la pousse à fuir de peur de perdre la vertu qu'elle tient tant à conserver. Seulement l'amour est là, et Mme de Clèves subit tous lesaléas de la passion amoureuse, sauf lorsqu'elle est en présence de Nemours où elle éprouve joie et admiration pour lui. Mais dans la passion c'est surtout la jalousie qui la ronge et la peur de perdre l'être qu'elle aime. Elle ne supporte pas cet accès de folie qui s'empare d'elle tel un monstre. Elle connait la réputation du duc de Nemours, elle recherche des preuves de son amour car elle est sanscesse dans le doute et la douleur de ses sentiments et elle subit sa propre torture intérieure. Le coup de foudre dans cette œuvre s'avère dévastateur pour qui veut le contrer, comme le prouve le sort de Mme de Clèves et de son mari.
De plus dans Un amour de Swann, Charles Swann passe par des périodes de sentiments antagonistes qui font place à une grande ambiguïté : la haine, le reproche,...
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