Nietzsche dans les grandes lignes

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 12 (2796 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Il a construit sa démarche sur les concepts fondamentaux suivants :
-la volonté de puissance, envisagée comme énergie conquérante et dominatrice, comme volonté d'un surplus de force active et dynamique, comme faculté créatrice et plénitude de l'âme ; elle consiste, sous sa forme la plus haute, à créer et à donner ;
-le surhomme : c'est l'homme libre d'esprit et de cœur, le créateur, le point leplus haut de la transcendance humaine ;
-l'esclave : il est le faible, celui qui est incapable de créer authentiquement et vit dans le ressentiment ;
-le ressentiment : conçu comme sentiment de rancune et d'amertume, ressenti par les faibles devant les créateurs et les maîtres, et qui sera à l'origine des valeurs morales.

Nietzsche et le christianisme:

- La vraie vie, la vie éternelle esttrouvée, elle n'est pas promise, elle est là, elle est en vous : vie dans l'amour, sans exception et sans exclusive, sans aucun sentiment de distance.
- Chacun est enfant de Dieu. Jésus ne revendique rien pour lui seul - en tant qu'enfant de Dieu, chacun est l'égal de chacun...»
Nietzsche reproche au christianisme de vouloir supprimer le désir, de combattre les instincts naturels vitaux(sexuels), de nier ainsi ce qui fait la vie - les passions humaines - par la culpabilisation à outrance.
«J'appelle mensonger celui qui ne veux pas voir les choses telles qu'elles sont.» dit-il.

Le christianisme inspire la modestie, un doux moralisme et souvent la résignation, ce qui est à l’opposé de la conduite de Jésus, lequel était toujours actif, bravant les us et coutumes, le haut clergé etmême défiant la mort. L’idéal ascétique de renoncement aux plaisirs et aux biens de ce monde, la culpabilisation à outrance, l’altruisme poussé jusqu’à la compassion, jusqu’à l’idée qu’il y a du mérite à se faire souffrir: cela n’est pas bon pour tout le monde ! Voilà ce que dénonce Nietzsche: une idiosyncrasie (sensibilité propre à chacun, réaction individuelle) morale que l’Église a voulu répandreet étendre au monde entier.
Cet idéal chrétien est même contre-nature (contre les instincts naturels qui nous permettent de rester en vie et de perpétuer la vie comme l’instinct de conservation) : la sexualité est liée à la notion d'impureté. Non, la piété n’est pas un sentiment noble et le saint mensonge ne prouvera jamais la “véracité de Dieu”. S'il existe un Dieu, c'est un Dieu purementartiste, absolument dénué de scrupule et de morale.

La critique de Nietzsche porte donc sur l’idéal de renoncement, cette façon d’abdiquer son ego, d’anéantir la volonté personnelle, la réussite sociale, la fierté, de sataniser le plaisir, la vie réelle, au fond, celle que nous sommes nombreux à apprécier malgré le côté tragique de la vie. Cet idéal contre nature engendre un conflit permanent etentraîne les pires hypocrisies et la vanité.

« Dieu est mort », pourquoi ?

Le besoin de vérité a été trop fort, et la Science a détrôné la Foi. Ainsi, la croyance au bon Dieu et au Sauveur de l'humanité est morte et, avec elle, la morale chrétienne : une morale humaine, trop humaine !
C'est donc la fin du christianisme. Alors la morale s'effondre. Période troublée où le pire est à craindre ? Maisaussi où nous pouvons mieux vivre et construire l'avenir sur Terre... « Dieu mort, nous voulons, nous, que le surhumain vive. Et c'est seulement depuis que Dieu est dans la tombe que vous êtes ressuscités ! » Ainsi parlait Nietzsche.

Les gens ne croient plus en rien ; ils n'ont plus confiance en rien ni en personne. Nietzsche avait annoncé pour cette période de nihilisme de grandsbouleversements : "les guerres les plus dures", la crise des valeurs, la libération des mœurs, la fin des tabous sexuels - c'est ce que nous connaissons depuis un siècle - avec des génocides de peuples entiers. Dans ce monde sans pitié, nous voilà aujourd'hui confrontés aux plus grands dangers, - le feu nucléaire, la vitesse, la pollution, etc. -, donc condamnés à "vivre dangereusement" !

« Je vous...
tracking img