Nouvelle

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  • Publié le : 22 décembre 2010
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Triste vérité

Toute la famille Rubino, autant le père John, que la mère Nelly et leurs deux filles se souviennent de cet horrible matin de février, le ciel était gris, la pluie battait, tous étaient à table quand le téléphone sonna.
Une horrible nouvelle allait leur parvenir, la plus terrible qu'un enfant peut apprendre. Au bout du fil, le commissaire de la petite ville de Stirling annonça àJohn le décès de sa mère, mais cette mort n'avait rien de naturelle. La pauvre femme âgée de 70 ans avait été retrouvée un couteau de cuisine dans la poitrine. L'homme était accablé, désemparé, abattu. Le policier lui demanda alors quand il pourrait se rendre au commissariat pour remplir les formalités. John lui répondit qu'il pouvait venir immédiatement car plus vite l'enquête commencerait, plusvite il trouverait le coupable. Monsieur Rubino sauta dans ses vêtements, puis courut à sa voiture. Lorsqu'il voulu la démarrer, il ne trouva point ses clés. Il fit donc demi-tour et demanda à sa femme « Où sont mes clés? » mais celle-ci s'énerva, et lui répondit « Je ne touche jamais à tes clés tu n'as qu'a savoir où tu mets tes affaires ! » Il claqua la porte en criant. Il s'assit dans savoiture, la tête contre le volant. Tout à coup, il se souvint qu'il avait laissé ses clés dans la poche de sa veste.
Une fois avec le commissaire, puis les papiers remplis, il demanda a voir sa mère. On lui répondit qu'il ne pouvait pas la voir ce jour, car les pompes funèbres devaient arranger le corps, avant que toute personne ne puisse la voir. Il rentra chez lui vers 23h30, il avait passé sasoirée à boire dans un bar ; il était donc complètement saoul lorsqu'il fut de retour. Sa femme l'attendait assise sur l'un des gros fauteuils du salon, la tête blottie dans ses deux mains. En entendant son mari arriver, elle se leva et lui dit : « Mais où étais-tu donc? » Il ne répondit point et alla se coucher ignorant totalement sa femme et ses deux filles. Le lendemain, il s'était levé trèstard, et n'avait même pas prit la peine d'aller travailler, ni même de prévenir son employeur qu'il ne viendrait pas. Exactement comme s'il avait oublié qu'il avait un métier. Il était seul chez lui, Nelly était au travail et ses filles étaient à l'école. Il passa alors sa journée à regarder la pendule de la cuisine, le temps paraissait figé autour de lui ; rien ne se passait. Puis une sonnerieretentit vers 15h00, celle de la porte d'entrée. John ne bougea pas, mais elle se fit entendre une nouvelle fois. Il se leva et alla ouvrir. Le commissaire se tenait droit comme un I, le regard vide, puis Monsieur Rubino le fit entrer. L'homme lui dit qu'il avait quelques questions à lui poser telles que : « Que faisiez vous le soir du meurtre de votre mère ? » John répondit l'air sérieux « Je suispassé la voir sur le coup des 17h00 et ensuite je suis rentré chez moi. » Le commissaire le questionna encore pendant près d'une heure. Une enquête de routine disait-il. Mais John ne l'entendit pas de cette oreille et lui dit « Qu'insinuez vous ? Ma mère viens de mourir quand même ! » L'homme le remercia brièvement et partit.
Sa femme et ses filles rentrèrent vers 18h00, alors qu'il regardaittoujours la pendule. Ils ne s'adressèrent pas un seul mot. Nelly lava ses filles, les fit manger et les coucha. Elle alla vers son mari et lui posa un bon nombre de questions. John s'énerva pour une énième fois, et lui dit « Tu te prends pour un inspecteur de police ? » Elle répondit l'air perdu «  Pourquoi me parles-tu ainsi ? Qu'est ce que je t'ai donc fais ? Que s'est-il passé ? » Il redevint calmeet dit « Mais rien ma chérie, rien du tout ! J'ai passé une journée formidable au travail. Le soleil a brillé toute la journée que demander de plus ? » Elle répondit pleine de désespoir « Je te trouve désorienté, tes paroles n'ont plus aucun sens ! Et le pire c'est que l'on pourrait croire à ce que tu dis. Tu penses vraiment que je ne sais pas que tu n'es pas allé au travail aujourd'hui? »...
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