Origines de l'inflation

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  • Publié le : 3 mai 2010
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L’inflation est toujours et partout un phénomène d’origine monétaire. Que penser de cette affirmation à la lueur de l’expérience historique française ?

L’inflation, qui correspond à une augmentation générale, auto-entretenue et cumulative des prix, est le mal qu’il faut combattre selon les monétaristes.
Si on admet qu’elle est toujours et partout d’origine monétaire, les États onteffectivement des moyens pour lutter.
Mais cette analyse déjà présente au 16ème siècle ne peut recouvrir toutes les situations inflationnistes, et ce mal monétariste est plutôt pour les Keynésiens un mal nécessaire permettant le développement d’une euphorie favorable au plein emploi. L’inflation traduit de toute façon des relations conflictuelles sur le partage des ressources.
Lemonde moderne est bien trop complexe pour que la lecture de l’IPC soit suffisante pour juguler les mécanismes inflationnistes. Le partage des richesses est loin de faire consensus et l’inflation privilégie toujours certaines catégories aux dépens des autres, mais se focaliser sur l’IPC c’est risquer de passer à côté des conflits à l’œuvre dans l’inflation contemporaine.

I L’inflation commephénomène strictement monétaire
1) La théorie quantitative de la monnaie
Théorie de Bodin, inflation au 16° et au 19° siècle en lien avec les découvertes d’or et d’argent.
2) L’analyse monétariste
La présentation de l’équation de Fisher, l’analyse monétariste : Friedman et les anticipations adaptatives mais aussi Lucas et les anticipations rationnelles. C’est la suprématie deces approches qui explique les politiques monétaires et la lutte contre l’inflation des années 80’. Référence à la politique française de rigueur après 82, désinflation dès qu’on augmente les taux d’intérêt et que l’État cesse ses politiques de relance. Les politiques monétaristes sont indiscutablement efficaces dans la lutte contre l’inflation, car pour qu’une inflation se développe il faut quela masse monétaire augmente, donc quand celle-ci ralentit alors que la croissance existe, mécaniquement la désinflation est là.

Mais il semble pourtant bien y avoir des mécanismes non monétaires à l’œuvre dans l’inflation.

II Les sources non monétaires de l’inflation
1) L’analyse keynésienne de l’inflation
L’inflation est le « prix à payer » de la croissance de plein emploi.La monnaie n’est pas neutre, l’inflation traduit une vision optimiste du futur, elle est favorable aux débiteurs et permet « l’euthanasie » des rentiers… L’exemple des 30 glorieuses.
2) L’inflation par la demande, les coûts, l’inflation importée
Lorsque l’offre est inélastique, toute évolution de la demande peut se traduire par de l’inflation. Les différences de productivité selonles secteurs peuvent générer de l’inflation, la hausse du prix des matières premières, des salaires, les fluctuations des monnaies sont des mécanismes qui se répercutent sur les prix mais qui ne sont pas que des phénomènes monétaires. Ils traduisent souvent des rapports de force entre secteurs (services / industrie), entre pays producteurs et consommateurs (OPEP/PDEM), entre groupes sociaux(salariés/actionnaires), au niveau international (USA/reste du monde)

Mais l’inflation passe-t-elle uniquement par les prix des biens et des services ? Les évolutions contemporaines de l’analyse de l’inflation insistent sur le côté obsolète de l’IPC et certaines replacent le phénomène inflationniste dans un contexte de lutte pour le partage des richesses, conflit perdu par les salariés sur lesactionnaires ce qui permet de maintenir les prix bas. Mais le niveau de l’inflation dans les années qui viennent sera un bon indicateur du partage de la richesse entre les populations âgées, épargnantes favorables à la stabilité des prix et la jeunesse qui risque de supporter le poids de la dette.

III L’IPC est-il toujours pertinent pour mesurer l’inflation
1) Maîtrise de l’inflation et...
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