Philosophie

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  • Publié le : 9 mai 2011
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Pascal avait posé dans les Pensées l’ambiguïté de la force et de la justice. Sans force la justice est impuissante mais avec la force la justice est commecorrompue par un ordre de réalité qui lui est rarement instrumenté et qui se met souvent à servir des intérêts des agents de cette force au lieu de simplementservir l’intérêt commun et donc la justice. Toutefois ici Alain revient sur cette vision pessimiste et constate que bien souvent l’autorité extérieure garantede l’ordre public fonctionne comme un rappel de notre propre sens de la justice qui s’exerce par le sens de l’autonomie, du devoir moral qu’on se donne àsoi-même. L’agent de police ou de la circulation est un symbole qui me reconduit à la base de la réflexion morale : je veux qu’on ne nuise pas à ma liberté et jeconsens à son autorité car au fond je ne veux pas nuire à la liberté d’autrui comme je ne veux pas qu’on nuise à ma liberté. L’agent de l’ordre publicreprésente donc cette nécessité de protection de la liberté de tous. Alain reconnaît que ce mouvement n’est pas immédiat et qu’il y a en nous une dimension quis’élève contre l’autorité, contre le sens du devoir morale. Il y a un droit du plus fort qui se revendique mais la force publique est aussi d’un côté l’expression de maforce en sympathie avec les autres. Mes revendications égocentriques basculent devant une revendication où l’amour de soi et l’amour du prochain nes’opposent plus, où si cette utopie reste impensable, la paix entre moi et les autres symbolisés par le représentant de l’ordre public peut la laisser espérer.
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