Question sur corpus

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  • Publié le : 5 février 2010
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Le texte étudié est un extrait du Traité sur la tolérance, écrit par Voltaire en 1763, et plus précisément le chapitre 1 (l'incipit). En 1762, Jean Calas est exécuté devant la foule Toulousaine, ila les membres broyés sous les coups du bourreau. Pendant quatre ans, Voltaire se bat pour réhabiliter le vieillard. Cette affaire est selon lui exemplaire elle montre le fléau que représentel'intolérance religieuse.
Dans ce texte, on se propose de montrer par quels procédés Voltaire soulignent-ils les incohérences de la justice française.

Voltaire s'oppose à la justice française en grandepartie par le biais du registre polémique.
Tout d'abord, on remarque l'implication du locuteur (Voltaire) grâce à des termes tels que "il semble que" (l.1), "absolument" (l.15), qui visent à faireréagir le lecteur et à l'interpeller au sujet de la mort de Jean Calas. La présence de superlatifs, comme "plus affreux" (l.2), "si inouï" (l.3) et d'expressions telles que "d'une évidence sensible" (l.3),"le moindre" (l.5), "un cas pareil" (l.4) complète cette idée et montre que Voltaire souhaite vraiment convaincre le lecteur de l'innocence de Calas, et ainsi critiquer les juges responsables del'affaire.
Voltaire emploie également des questions rhétoriques telles que "comment une servante zélée[...] religion de cette servante ?" (l.19-20) ou encore "Comment une mère tendre aurait-elle mis lesmains sur son fils ?" (l.22-23). Celles-ci ont notamment pour but de faire réagir le lecteur et de mettre en évidence l'absurdité des accusations portées sur Jean Calas.
L'auteur critique égalementla justice française avec l'emploi du conditionnel comme "devrait" (l.2), "devraient" (l.3) en insistant sur le fait que cela devrait être ainsi, mais puisque la justice française est incompétente,c'en est autrement.
De plus, il y a une certaine accumulation de détails "étranglé et pendu" (l.13), "assisté par sa femme, par son fils Pierre Calas, par Lavaisse, et par la servante" (l.15-16),...
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