Race et histoire

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Fiche de lecture Anne Lautrou 263569 IED L1 2010 DEVOIR N°2 Sociologie

Titre de l’ouvrage : fausse route
Nom de l’auteur : E Badinter
Date de la première parution : Avril 2003 aux éditions Odile Jacob
Edition utilisée : Le livre de poche 2003

Biographie de l’auteur :
Elisabeth Badinter est née le 05/03/44 à Boulogne-Billancourt, femme de lettres et philosophe française c’est l’unedes trois filles de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur du groupe Publicis et donc inventeur de la publicité en France.
Elisabeth Badinter est l’épouse de l’avocat Robert Badinter ; elle est mère de trois enfants.
Agrégée de philosophie, elle fut maître de conférences à Polytechnique, elle est spécialiste du 18ème siècle et des Lumières.
Très influencée par Simone de Beauvoir, elle a écrit surla place de la femme dans la société et le concept de laïcité auquel elle est très attachée.
Longtemps qualifiée de féministe, cet adjectif, lui est désormais attribué accolé d’anti, tant ses positions sont controversées : elle prône une « ressemblance » hommes/femmes et s’oppose à la lutte entre les sexes.
Place de l’ouvrage dans la vie de l’auteur :
Fausse route est un essai dont aux diresmêmes de l’auteur (article paru dans le journal « l’humanité », le 20/06/06 ; entretien par Maud Dugrand), la genèse remonte à sa rupture avec les revendications féministes au moment du débat sur le harcèlement et la montée en puissance de l’abolitionnisme par rapport à la prostitution, en 1992.
C’est un ouvrage de recherche et de réflexion mais avec un fort parti pris délibérément affiché.
Il faitsuite à des travaux de recherche historique : « L’amour en plus : histoire de l’amour maternel du 16ème au 20ème siècle », « Emilie, Emilie : l’ambition féminine au 18ème siècle. » 1983, ou à des ouvrages sociologiques : « l’un est l’autre »,1983.
Son dernier ouvrage « le conflit : la femme et la mère », réfutation de l’existence d’un instinct maternel, déclenche lui aussi de nombreusepolémiques.
Tous les ouvrages d’Elisabeth Badinter la situent irréductiblement du côté de l’approche égalitariste ou universaliste des travaux sociologiques sur les femmes, selon lesquels les différences entre sexes seraient socialement construites puis naturalisées par l’ordre social ; c’est une farouche opposante du différentialisme.
Résumé :
Introduction : Après les grandes victoires des années 80 etl’espoir suscité par l’arrivée de la gauche au pouvoir, l’heure était à l’euphorie pour les féministes, cependant dès 1987, « le ras-le-bol des superwoman », laisse apparaître un certain désenchantement .Les femmes continuent d’assumer les trois-quarts des tâches ménagères tout en assumant leur vie professionnelle, elles se sentent flouées.
Ce constat s’amplifie avec la crise économique et ledésenchantement se fait ressentiment ; une nouvelle sensibilité émerge parallèlement, celui de la tentation de l’innocence (Pascal Bruckner), la nouvelle figure héroïque est celle de la femme victime et sans défense, dont le féminisme se fait le fer de lance, abandonnant au passage, le combat pour l’égalité des sexes qui était sa raison d’être.
Le nouveau discours de la méthode : Déçues, lesnouvelles féministes (inspirées majoritairement par le féminisme radical américain), tricotent depuis une trentaine d’années un continuum du crime sexuel masculin, qui a permis une extension du concept de violence aux agressions verbales et aux pressions psychologiques.
En France, Gisèle Halimi fit requalifier le viol : le nouveau code pénal de 1992 ne parle plus « d’attentat aux mœurs »mais «d’agressions sexuelles », mais bientôt apparaît le nouveau délit de « harcèlement sexuel » dont la définition en termes imprécis et subjectifs suggère une dérive à l’Américaine .
L’enquête ENVEFF, qui additionne des violences hétérogènes contribue à laisser croire que 10% des Françaises seraient victimes de violences conjugales : les statistiques sont instrumentalisées au service d’une idéologie....
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