Recherche

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 21 (5110 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
* -------------------------------------------------
Le Centre de Recherches sur la Formation, l’Éducation et l’Enseignement - Université Montpellier3
* Plan du site
* En résumé
* Espace privé
-------------------------------------------------
Haut du formulaire

Bas du formulaire
1. Cerfee : sommaire des rubriques du site
2. 05.Textes en accès libre des membres du Cerfee... et de leurs invités
* 01.Présentation
* 03.Nos activités : colloques, journées d’études, ...
* 04.Les Cahiers du Cerfee
3. Jacques Gleyse
* Yveline Fumat
* Roger Monjo
* Patricia Vallet
JACQUES GLEYSE
Culture du corps.
Métissages et dominations en EPS : vers une analyse anthropologique
2005.
 
Dans la même rubrique
* Jérôme Mercurialis. Unauteur dans son temps.
* Does the image of women as portrayed in the literature on physical education and sport, represent the social transformation ?
* Rites de passages : de l’élève au collégien. L’apprentissage de l’épreuve des limites.
* L’extension d’un territoire. Médecine et éducation.
* La fabrication du corps par l’exercice à l’Age classique : discours, pratique outransgression d’un interdit ?
* La chair et le verbe
* Les Manuels en EPS. Images des rapports de « la chair et du verbe ». 1880-1935.
* De l’anthropologie cognitive à l’anthropologie sociale et à l’ethnologie :un dernier pas vers une science vraiment humaine en Education Physique scolaire ?
Introduction
En 1567 paraît la première édition du De Arte Gymnastica de Girolamo Mercurialis, cetouvrage connaîtra plusieurs rééditions successives et sera pillé et réutilisé au moins jusqu’à la fin du XIX siècle par de nombreux autres auteurs. Arte, (datif de ars) en latin de la Renaissance signifie, bien sûr, art, au sens où nous l’utilisons, c’est-à-dire les belles lettres, la culture au sens le plus extensif mais surtout, à l’origine un talent, un savoir-faire, une habileté, voire sous laforme artes, une habileté ou une qualité. Ainsi Pompé écrit-il : consule nostro multæ bonæque artes animi et corporis, ce que l’on peut traduire par « notre consul avait beaucoup de qualités intellectuelles et physiques ». Mais l’arte, c’est aussi une connaissance technique et un corps de doctrine ou encore un métier ou une profession.
La notion d’arte de la gymnastique est donc en rapport à lafois avec la culture mais aussi avec la notion de qualité individuelle ou encore de métier et de savoir faire. Certes, lorsqu’il s’agit du De Arte gymnastica la traduction doit davantage se rapprocher de : « A propos du savoir-faire de la gymnastique », pourtant il n’est pas possible d’ignorer qu’en sous-couche travaillent d’autres sens.
Etymologiquement au regard de ce monument qu’est le De Artegymnastica, on est très peu incité à distinguer qualité individuelle, physique ou morale de la culture corporelle elle-même. Culture corporelle et qualité individuelle se cachent sous le même mot. Cette seule étymologie conduirait donc à interroger de manière bien plus approfondie, la distinction rapidement faite depuis quelques temps entre « culturalisme » et « développementalisme ». Le latin neles opposait pas au travers du mot arte, puisqu’ils étaient portés alors, y compris dans le domaine corporel, par le même signifiant.
D’où provient donc cette distinction qui est apparue depuis quelque temps ? A quoi tient la nécessité de distinguer ces deux courants dans le champ ? Mais une troisième question arrive immédiatement en corollaire : pourquoi tant d’interrogations sur la culturecorporelle depuis quelques décennies dans le domaine de l’Education Physique et sportive ?
Là encore il faut faire un rapide retour étymologique. Culture, cela est évidemment surprenant, a la même origine que le mot « quenouille » issu lui-même de l’indo-européen « kwel », « tourner en rond », qui donnera en grec : ?????? (kuklos) qui signifie « cercle », se « trouver habituellement dedans »....
tracking img