Recours aux instruments de finances islamiques : cas simples

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  • Publié le : 3 juin 2012
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Recours aux instruments financiers islamique

I) Le contexte
* Messieurs X  Y sont les deux gérants majoritaires de la SARL A dont l’activité est la commercialisation de AAAAA. Ils développent depuis trois ans cette dernière en touchant des commissions de l’ordre de 17 % sur les ventes qu’ils font auprès de plus de 300 boutiques indépendantes ainsi que de grandes enseignes. Leur uniquefournisseur, la société S basé en UE leur envoie leur collections sous forme d’échantillons qu’ils sont chargés de présenter en France et à l’international.
* L’affaire est florissante.
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II) La problématique
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* Au niveau personnel, les co-gérants ne sont pas propriétaires de leur bien car leur religion musulmane leur interdit d’avoir recours au prêt « classique » dégageantdes intérêts, proscrit par la loi coranique et plus précisément dans le droit islamique( la charia).
* Au niveau professionnel, nous avons à faire à deux problèmes.
* -Premièrement si leur fournisseur les invite à changer de système de ventes, passant ainsi d’un système de commissions à 17 % à un système d’achat-revente à un taux de 30 %, la pratique de la loi islamique elle, ne leurpermet pas d’avoir recours encore une fois aux prêt même professionnel pour pouvoir financer l’investissement d’un stock de départ de 400 000 euros.
* - Deuxièmement, la société qui a dégagé un excèdent de trésorerie de 150 000 euros ne peut pas placer cet argent dans des instruments de finance classique (actions, obligations, options et divers) car la encore on se retrouve a engrangé des intérêts,ce qui est interdit par l’islam.
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III) Les bases de la finance islamique et son evolution
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* En faisant des recherches sur ce sujet, je constate qu’il existe 5 principes dans la Finance islamique :
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* Absence d’intérêt et d’usure
* Interdiction de spéculer
* Pas de financement en relation avec des secteurs illicites sous la loi coranique
* Partagedes profits et des pertes obligatoire entre la banque et l’emprunteur
* Adossement à un actif tangible
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* D’autre part, selon une étude IFOP en 2008, il y aurait en France entre 590 000 et un million de clients potentiels intéressés par des produits financiers halal évaluant ainsi le marché immobilier à 7 milliards d’euros. La valeur du secteur compatible avec la charia estainsi estimée à plus de 800 milliard d’euros dans le monde. Il faut savoir qu’il existe en crédit islamiques deux types d’opérations commerciales et opérations d’investissement, en Europe seule la Grande-Bretagne autorise depuis quelques années les crédits islamiques.
* En France ce retard n’est pas dû à la mauvaise volonté des autorités financières locales, mais aux changements qu’il fautapporter aux systèmes juridiques et fiscaux. Ainsi Christine Lagarde ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie jusqu’à juin 2011 puis actuel directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, s’engage à favoriser son implantation dans l'Hexagone.
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Ainsi l'arrivée de la finance islamique en France pourrait permettre à certains particuliers ou entreprises dedisposer d'instruments d'investissement compatibles avec leurs opinions religieuses, alors qu'aujourd'hui ils s'abstiennent, investissent à l'étranger ou utilisent à contrecœur des outils financiers habituels.
En synthèse on retiendra qu'à la différence de la finance classique, le système financier
Islamique interdit le taux d'intérêt sur les prêts et sur les placements d'argent considéré commeun gain illicite. La finance islamique représente aujourd’hui une manne considérable.
Pour de nombreux économistes, le développement de cette finance constitue, pour la France, une opportunité unique de faire face à la crise, mais également de préparer son
Avenir, dans la mesure où le potentiel de croissance pour le marché des produits financiers
Islamiques est tout à fait considérable....
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