Rousseau

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  • Publié le : 26 septembre 2010
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Premier paragraphe:
Titre / Auteur :
Dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, écrit en 1755, Rousseau évoque l'homme à l'état de nature. Selon lui, l'homme à l'état de nature s'oppose à l'homme civil sur de nombreux points : Rousseau pense effectivement que l'homme à l'état naturel serait bien meilleur que l'homme socialisé.
Convaincu que "la premièresource du mal est l'inégalité", persuadé que "celui qui voudra séparer la morale et la politique ne comprendra jamais rien ni à l'une ni à l'autre" (Émile), Rousseau ne se borne plus à déclamer contre la déchéance des hommes : pour lui, l'homme est naturellement bon et c'est avec la société qu'apparaît le mal, identifiable à l'inégalité.

Homme sauvage :
L’homme sauvage est « sans domicile »,entendant par là qu'il n'a pas de domicile fixé à l'avance ou qui lui appartienne : c'est la nature (la forêt) tout entière qui lui appartient.
L'homme à l'état naturel n'a aucun contact avec ses semblables : il vit de manière individuelle et indépendamment des autres, et il n'a pas besoin des autres. Du coup, chez les hommes sauvages, il n'y a pas de guerre et de notion de propriété : ilsn'aspirent ni à posséder un espace privé ni à asservir autrui.
L'homme sauvage est « sujet à peu de passions » : il n'a donc aucune raison de nuire à ses semblables comme le fait l'homme social.
L’homme sauvage ne voit que ce qui peut répondre à l'un de ses besoins. En ce sens, il ne songe qu'à sa conservation (amour de soi versus amour-propre de l'homme à l'état social, lequel sentiment entraîne,pour Rousseau, la vanité et l'orgueil). Du coup, l'homme à l'état de nature se suffit à lui-même.
Enfin, l'homme sauvage n'a que les sentiments et les lumières propres à cet état, d'où l'absence de passions. Ce type d'homme n'est pas destiné à vouloir se changer : il n'a pas la faculté de se perfectionner (perfectibilité ; faculté propre à l'homme socialisé). De ce fait, l'intelligence de l'hommesauvage ne fait pas plus de progrès que sa vanité : il aspire seulement à sa propre conservation.

Homme civilisé :
L'homme sauvage est « sujet à peu de passions » : il n'a donc aucune raison de nuire à ses semblables comme le fait l'homme social.

Résumé :
L'homme primitif n'étant pas en relation avec ses semblables, il ne saurait montrer ni honte ni méchanceté. Il obéit seulement àl'instinct de conservation. Ainsi pense Rousseau, qui fonde l'inégalité sur des rapports de dépendance réciproque. Dès l'instant où l'homme eut besoin du secours d'un autre, l'inégalité du rendement individuel créa l'inégalité dans la répartition des biens. Après, tout s'enchaîne création de la propriété, travail forcé, oppression politique, injustice sociale, misère, esclavage... Tout se réduit auxapparences. Tout devient factice et joué. Plus que jamais d'actualité, ce discours nous mène à une réflexion sur les fondements réels de la société humaine.

la première partie du Discours décrit l'homme primitif dans l'état de nature, antérieur à l'institution de la société. Cet état, présenté comme une fiction utopique, constitue un stade de bonheur et d'équilibre qui sert de référence pourmesurer l'écart plus ou moins grand de l'homme social par rapport à son origine naturelle. Il permet aussi d'apprécier au plan moral la dégradation de l'homme en société. La seconde partie du Discours étudie le moment où apparaît le mal, c'est-à-dire l'inégalité engendrée par la propriété : l'homme est dénaturé par la société qui n'est qu'un pacte d'association au profit des riches. À ce pacteillégitime Rousseau propose de substituer un "vrai contrat" au terme duquel le peuple pourra exercer directement sa souveraineté.
L'homme primitif n'étant pas en relation avec ses semblables, il ne saurait montrer ni honte ni méchanceté. Il obéit seulement à l'instinct de conservation. Ainsi pense Rousseau, qui fonde l'inégalité sur les rapports de dépendance réciproque. Dès l'instant que l'homme eut...
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