Savons nous ce que nous faisons?

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  • Publié le : 18 avril 2010
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Laura Lundi 13 Décembre

Iannuzzi
TES
SAVONS-NOUS CE QUE NOUS FAISONS?

Face à la consommation d’une drogue forte, nous sommes souvent tentés de dire “oui”, malgré le fait que nous sommes bien au courant de l’effet des drogues sur le cerveau. Cette situation est d’autant pluscommune si cette action permet de nous intégrer dans un groupe de gens, de nous faire sentir plus fort ou encore, si elle nous offre une sensation d’euphorie qui semble etre ce dont notre corps nécessite le plus. Ainsi, en toute conscience apparente, les individus consommeraient une drogue sans preter attention au fait qu’un méchanisme automatique de dépendance et d’auto-destruction s’enclencheraet les conduira droit vers la mort. Cependant, l'individu regrettera d'avoir agi et prétendera ne pas l’avoir voulu et avoir été inconscient. Peut-on néanmoins accepter de légitimer un tel constat ? Alors que le savoir semble être ‘élément indispensable conduisant toute action, est-il acceptable d'agir sans ce dernier ? Or, une telle situation de remord est fréquente dans la vie de quelconque etrehumain, à tel point que l’on se demande si l’on sait reellement ce que l’on fait. Sommes-nous conscients face à nos actes?

La question de la conscience a été un sujet de longs débats dans la philosophie classique. Etre conscient d’un acte revient à la connaissance qu’a l’homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. On distingue deux types de conscience. La conscience immédiate,qui renvoie à la simple présence de l’homme à lui meme au moment où il pense, il agit, etc.. Cette conscience est présente aussi lors de situations définies selon Freud, dans la psychanalyse, comme faisant partie de l’inconscient. C’est le cas du sommeil. Dans un reve, l’individu sait d’exister et d’agir, malgré cette suspension provisoire de la vie éveillée et il raisonne selon le principed’Aristote “Cogito ergo sum”, je pense donc je suis. Deuxièment, il existe la conscience réfléchie, selon laquelle l’individu a la capacité de faire retout sur ses pensées ou actions, et du coup, de les analyser, voire les juger. De ceci découle l’idée que “savoir ce que l’on fait” comporte en effet, etre au courant des déterminismes qui nous en conduit à vouloir prendre cette décision d’agir et, auxconséquences que ces agissements entraineront. Autrement dit, pour confirmer cette conscience, il est necessaire comprendre si nous agissons à cause d’une pression plus forte de notre volonté et incontrollable ou si nous le faisons librement par notre intention personnelle. C’est ce que Descartes définit le libre arbitre. C’est alors que l’on se demande si l’on est sujet (du latin sub-jectum, celui quigit en-dessous) de nos actions.
Nous avons l’impression d’etre presque toujours conscient de nos actes. Toute action quotidienne que l’on réalise, vivant dans un Etat libre, semble dériver d’un désir personnel. Si nous nous levons le matin à 8h, c’est car nous voulons aller travailler, si nous allons faire du sport chaque jour, c’est car nous désirons garder ou atteindre une certaine formephysique, si nous freinons face à un piéton qui traverse la rue c’est car nous savons que nous devons pas l’écraser. Tous ces volontés découlent de valeurs morales dont nous pensons etre totalement conscients de la nature.
Il semblerait qu’il suffit d’etre le plus vigilant possible, pour etre conscient des propres actions et les réaliser. Effectivement, la vigilance consiste à prendre enconsidération toutes causes et conséquences d’une action en étant le plus objective et rigoureux possible. Comme l’affirme la religion budhiste, c'est la vigilance, la pleine conscience qui nous permet de garder le contact direct avec la réalité, qui nous permet de voir les choses telles qu'elles sont, et non pas cachées par des pensées, préjugés, projets, souvenirs, et émotions de toutes sortes....
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