Sciences sociales

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  • Publié le : 23 février 2010
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SESSION 2008

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR

CULTURE GENERALE ET
EXPRESSION

Durée : 4 heures

L’usage de la calculatrice Électronique et du dictionnaire est interdit

PREMIÈRE PARTIE : SYNTHÈSE ( /40 points)

Risque et progrès.
Vous rédigerez une synthèse objective et ordonnée des documents suivants :

Document 1 : Sari M. BOREN,Le Courrier de l’Unesco,
Octobre 1998.

Document 2 : Pascal BRUCKNER,
La Tentation de l’Innocence,
1995.

Document 3 : Roy LEWIS,
Pourquoi j’ai mangé mon père,
Extrait du chapitre 6,
1960.

DEUXIÈME PARTIE : ÉCRITURE PERSONNELLE ( /20 points)

Vous répondrezd’une façon argumentée à la question suivante en vous appuyant sur les documents du corpus et sur vos connaissances personnelles :

Faut-il craindre, selon vous, les aspects imprévisibles du progrès ?

DOCUMENT 1

Imaginez un paquet de corn-flakes intelligent. Un capteur mesure la quantité de céréales qu’il contient. Le processeur, qui « sait » quand il est presque vide, envoiel’information au réseau de la maison. Un signal est alors envoyé à votre fournisseur, pour commander un autre paquet de corn-flakes. Montrez maintenant un tube d’aspirine à un écran situé dans votre salle de bain en réseau et vous verrez apparaître le site web du fabricant ou des informations sur les effets de ce médicament. Ou encore, sortez une boîte de potage aux champignons, un vieux sac de carottes etd’autres réfugiés de votre réfrigérateur et mettez-les sur la table de votre cuisine. Elle vous suggèrera plusieurs recettes et vous récitera la marche à suivre au fur et à mesure que vous exécuterez.

Dans tous les cas, il s’agit de rendre les tâches quotidiennes aussi simples et automatiques que possible, de manière à libérer du temps pour se détendre ou réfléchir. Mais si votre maison commandetout à votre place, depuis la nourriture jusqu’au tube de rouge à lèvres, les commerçants et les fabricants n’auront pas de mal à se faire une idée très précise de votre vie. Les écrans disposés chez vous ne vous bombarderont-ils pas de messages publicitaires, qui permettront de faire baisser les coûts ? Ne vous pousseront-ils pas à la consommation ? Par exemple, votre concessionnaire automobilepourra vous rappeler que votre voiture a besoin d’un réglage mais, en consultant votre compteur kilométrique, il saura aussi quand vous envoyer de la publicité pour vous pousser à en changer. Le problème qui se pose, comme face à toute nouvelle invention, est de savoir l’utiliser au mieux tout en gardant le contrôle de sa vie privée.

« Nous avons le sentiment de leur donner trop de pouvoirsur notre vie. Et nous savons aussi, pour l’avoir constaté à maintes reprises, qu’elles ne résolvent pas les problèmes de notre vie quotidienne ».

Henry Jenkins, spécialiste des médias et professeur de littérature au MIT(1), rappelle aussi que les nouvelles technologies font toujours peur.

Faire confiance à la machine, ajoute-t-il, veut non seulement dire s’en remettre à latechnologie mais aussi aux entreprises qui la fabriquent. Or celles-ci, pensent de nombreuses personnes, sont avides de profits à court terme, planifient l’obsolescence(2), se désintéressent des vrais besoins des consommateurs et négligent la qualité. Q’adviendra-t-il si nous rendons notre culture de plus en plus dépendante des machines que nous ne comprenons pas, que nous ne savons pas réparer et quine nous inspirent pas confiance ?

Sari M. BOREN,
Le Courrier de l’Unesco,
Octobre 1998.

1) MIT : Massachusetts Institute of Technology de Boston, aux Etats-Unis.

2) Obsolescence : fait d’être démodé.

DOCUMENT 2

Qu’est-ce que la technique elle-même, en tant que volonté de domination de la nature, sinon la réalisation de nos fantasmes d’enfance alors...
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