Sommes-nous responsables de nos erreurs ?

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  • Publié le : 16 novembre 2009
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Nous commettons des erreurs au quotidien, plus ou moins grandes, ou plus ou moins importantes, elles ont des conséquences qui s’avèrent la plupart du temps néfastes à nous même et parfois à autrui. L’erreur prend-t-elle racine dans notre méconnaissance du monde, manque de lucidité ou d’expérience, ou encore d’une erreur de jugement ? L’erreur est-elle l’expression de la liberté de l’Homme et deson libre arbitre ou d’une prédétermination de l’être humain ?... Cela nous amène à nous poser la question suivante : Sommes-nous responsables de nos erreurs ?
La responsabilité est assimilée à un devoir de réponse de ses actes ; assumer l’énonciation ou l’effectuation de ses actes. Lorsque l’on est l’instigateur d’un acte ou d’un propos, on devient le responsable ce celui ou ceux-ci. Pource qui est de l’erreur, c’est le fait d’être en dehors de la vérité. L’erreur peut être de jugement, d’opinion, de calcul, pédagogique, ou plus récemment, ce terme s’applique aussi au domaine des technologies comme l’informatique. Mais si nous restons au niveau de l’erreur humaine, elle est bien d’être en dehors du vrai, il ne faut pas la confondre avec la faute qui, elle, fait référence au mondejuridique et à la morale, donc à des règles.
Dans un premier temps, nous allons voir comment la responsabilité peut-être basée sur la liberté de l’homme, puis nous verrons en quoi les passions remettent en question la responsabilité. Et enfin, comment l’absence de libre-arbitre est un argument conte la responsabilité.

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La responsabilité des ses erreurs est d’assumer à un acte ouun propos qui est en dehors de la vérité, qui fut décidé et réalisé par soit même. La responsabilité découle donc d’une démarche personnelle. Une personne contrainte physiquement n’est donc pas responsable. Un homme forcé physiquement à prendre la direction de droite à un carrefour, n’est pas responsable de prendre le mauvais chemin pour aller à son travail sachant que le bon était celui degauche. La responsabilité est donc applicable à un choix personnel.
Descartes dit dans les Méditations métaphysique, II : « Mais qu’est-ce que donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce qu’une chose qui pense ? C’est à dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. » Descartes définit ici la base de sa théorie dite du« cogito ». Cette théorie nait d’une démarche basée sur le doute. Le doute de tout, de ses opinions, de ses connaissances,… Descartes tient à être dans la vérité et être possesseur d’opinions certains. La certitude étant ce qui résiste au doute. Il met en doute le monde sensible. Ses sens ne le tromperaient-t-ils pas ? Mais douter du monde sensible s’assimile à la folie, seulement, la nuit, noussommes tous dans un moment de folie, nous croyons vivre des choses, plus ou moins raisonnables. Un homme vole dans son rêve, ce qui est théoriquement impossible dans le monde de la veille, et portant il y croit. Ainsi un rêve pourrait être le monde réel et ce que nous considérons le monde réel pourrait être un rêve, encore que l’appellation de « monde réel » est abusive car le rêve s’établit dansle monde réel tout comme la veille, l’état humain étant juste différent. Le rêve pourrait, en effet, imiter à la perfection le monde du rêve. L’argument du rêve nous permet de remettre en cause notre propre corps et le monde qui est sensé nous entourer. Mon corps, d’homme de 1m83, 75kg, n’est plus crédible ; alors que me reste-t-il ? Ici, on commence à pouvoir mettre en place une notiond’existence individuelle sans influence extérieure, mais sous quelle forme… S’il s’avère que cette existence seule existe alors, une première piste de responsabilité individuelle s’ouvre à nous. Descartes dit dans les Méditations métaphysique, II : « C’est de penser qui me fait savoir que j’existe. » En effet, je ne peux pas douter que je pense, puisque l’action même de douter est possible grâce au fait...
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