Suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience?

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  • Publié le : 26 septembre 2010
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Suis-je responsable de ce que je suis?

La responsabilité de soi implique la présence de la conscience chez le sujet. En effet penchons nous sur la signification de ce mot : son étymologie vient du latin respondere « répondre » ; l’expression « répondre de ses actes » signifie qu’on les assume totalement, qu’on s’en reconnaît l’auteur, et donc d’avoir conscience de ce que l’on fait. Dans cecas suis-je responsable de ce que je n’ai pas conscience ? La non conscience inclut-elle nécessairement la non responsabilité ? Mais si la responsabilité signifie être capable de prendre des décisions par soi-même et d’être dans l’obligation de répondre de certains de ses actes, cela signifie t-il que la conscience que j’ai de moi est une garantie morale ?
Le sujet présent à soi-même et au mondese distingue du monde et apprend par la même qu’il est un sujet unique. La responsabilité implique la décision, et la décision signifie faire des choix. Mais de quels choix s’agit t-il?
Qui suis-je ? Suis-je responsable de ce que je suis ?

Tout d’abord, il paraît logique de partir de l’opinion commune. Ce dont je ne suis pas responsable, c’est ce qui m’échappe, alors que la conscience,c’est ce que je connais, ce que je maîtrise, donc qui me définit par ma capacité à avoir une image de moi permanente et unique au travers des différentes étapes de ma vie. : grâce à la mémoire, j’ai conscience de la permanence de mon être. C’est aussi ce que répondait Descartes dans son célèbre "je pense, donc je suis" « Cogito, ergo sum » : il définit l’Homme (par opposition aux animaux) par ce qu’il ade conscient. Enfin ma conscience moral me dicte mon comportement quotidien, et donc me fait être ce que j’ai conscience de vouloir être.
Balzac a écrit « Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l'avons pas encore assassinée». C’est donc la conscience qui permet de faire la part des choses et c’est la décision qui permet de délibérer. En effet si nous nous penchons sur le motdécider, il vient du latin de-scire : couper trancher arrêter. Décider signifie donc faire des choix. Mais de quel choix s’agit t il exactement? En fait du devenir de soi, le sujet va prendre sa vie en main. C’est en fait un problème existentiel; dans la vie on ne fait pas ce que l’on veut, on ne choisi pas ce que l’on est mais ce que l’on fait, et l’on fait ce que l’on peut. (Par exemple on ne choisitpas sa couleur de peau, des yeux, sa corpulence…)
On distingue la responsabilité morale (je réponds de mes actes « en mon for intérieur », c'est-à-dire devant le « forum », le tribunal intime de ma conscience morale). Un choix c’est donc conscient!
La responsabilité est le caractère de celui qui peut et doit reconnaître ses actes comme siens et en accepter les conséquences, c’est avoir sacharge des décisions.
Par conséquent, le responsable, c’est celui qui doit rendre des comptes à l’égard d’action commise qui dépendent de son autorité, de sa juridiction. Je suis censé faire attention à tout ce que je fais, afin que mes actes ne porte de préjudice à personne. Je suis responsable de chacun de mes actes. Celui qui se comporte de manière irresponsable ne voit pas le danger qu’il faitcourir aux autres et le préjudice qu’il entraîne.
Il est à noter que la responsabilité qui s’entend au sens moral implique aussi bien alors un principe de liberté. A mesure qu’il prenait pleinement conscience de sa nature humaine, l’homme chercha à évaluer sa responsabilité à l’égard d’autrui. L’homme est un sujet qui se connaît comme lumière, il est maître de soi par sa conscience.

Mais cetteopinion est insuffisante, parce que l’homme n’est pas responsable de tout ce qui le pousse à agir. Il faut alors recenser les grandes mises en doutes de la conscience.
Tout d’abord par la psychanalyse de Freud qui révèle la force de nos pulsions. En effet, selon Freud « Le sujet n’est pas maître de sa propre maison », donc que nous ne sommes pas maîtres de nous. Il apparaît que l’enjeu de...
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