Texte critique rapport de recherche concernant les effets sur la jeunesse des scènes de violence au cinéma

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  • Publié le : 22 avril 2011
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Rapport de recherche concernant les effets sur la jeunesse des scènes de violence au cinéma provenant de la publication : Communication, Ecole pratique des hautes études, Centre d’études des communications de masse, no7, Seuil, 1966

Première partie
Il est commun d’entendre aujourd’hui que la société est de plus en plus violente et qu’elle l’était bien moins avant. Si nous lisons lescommentaires dans divers médias, une des critiques est de dire que la violence est trop présente à la télévision et qu’elle influence nos «jeunes». Nos «jeunes» sont-ils donc plus violents que la génération qui les précédent? La violence au cinéma et à la télévision affecte-t-elle la société de manière probante? Une analyse scientifique d’André Glucksmann s’est penchée sur ce questionnement. L’auteur decette recherche à rassemblé de multiples littérature scientifique afin d’en faire une analyse étoffée. André Glucksmann présente, dans son rapport fait pour le Ministère de la Jeunesse et des Sports intitulé : Rapport de recherche concernant les effets sur la jeunesse, des scènes de violence au cinéma, le résultats de ses analyses sur ce sujet d’actualité. Nous ne pouvons nier que ce sujet est desplus actuel; cette recherche a été publiée en 1966.
M. Glucksmann a d’abord fait face à un problème de sélection des ouvrages traitant du sujet tant la bibliographie était abondante et que selon lui, beaucoup d’entre eux n’étaient que des opinions professées par leurs auteurs. De plus explique-t-il, contrairement aux sciences exactes, aucune «vérité», même partielle ne fait l’accord deschercheurs. Il a donc établi qu’il ne sélectionnerait pas les études par les thèses démontrées mais plutôt par la manière donc ces dernières illustreraient leurs propos, de les démontrer.
L’ensemble des études sélectionnées laisse apparaître six grands secteurs :
1- Les opinions générales
2- L’impact du cinéma et de la télévision, par des énoncées quantitatifs
3- L’étude sociologique des effets
4-La détermination des mécanismes psychologiques (hypothèses théorisant le rapport spectateur image)
5- Les études expérimentale «in vitro»
6- Les études culturelles

Les opinions

Les effets de la violence dépendent pour une grande part des qualités propres aux deux «medias» employés nous explique M. Glucksmann. C’est un point sur lequel les chercheurs s’entendent selon lui. Le cinéma etla télévision étant des moyens de communication de masse, ils sont transmit à un public beaucoup plus ample que ne l’est le public des spectacles «traditionnels». L’animation des images influencerait plus le comportement des jeunes spectateurs que ne le feraient les bandes illustrées. Il explique de plus que c’est l’inquiétude de l’opinion publique qui à motivé les travaux de recherche et enparticulier les première grande enquêtes comme les Payne Fund Studies (1930) . Les reproches faits au cinéma et à la télévision sont multiples. Que ce soit l’influence sur la dégradation du gout, la déformation du sens des valeurs etc. Ces reproches relèvent d’idéaux variés : esthétiques, moraux, pédagogiques ou politiques, ils convergent tous vers l’idée que l’on voit trop de violence à latélévision.

Par contre selon Glucksmann il est important de s’entendre sur ce qu’est la définition de ce qu’est la violence. Le code Hayes sanctionne la brutalité, la vulgarité, l’obscénité, la cruauté contre les animaux, le blasphème. L’auteur explique qu’au final, malgré les opinions diverses sur l’établissement d’un code de signification du sens du concept de violence, la violence qui est généralementcritiquée sans distinction est celle qui présentée au cinéma ou à la télévision, si elle était exécutée réellement serait soit illégale, immorale ou tout simplement brutale.

Glucksmann cite la critique qu’il appelle «extrême» que publia Frédéric Wertham accusant la télévision de faire la publicité de la violence : « Lorsque les jeunes voient de la danse, ils ont envie de danser, s’ils...
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