Toyota

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SYSTEMES D’INFORMATION



Le Toyotisme
Nicolas GALERA-GIRON
Damien SOUCHET

Année universitaire 2009-2010

Sommaire
Introduction 3
1 Principes généraux de l’organisation du travail 4
1.1 Les systèmes tayloriste et fordiste 4
1.2 Les limites de ces systèmes 6
2 Idéologie organisationnelle du Toyotisme 7
2.1 La mise en place du Toyotisme 7
2.2 Le Kaizen : un étatd’esprit 7
3 Moyens et enjeux managériaux du Toyotisme 10
3.1 L’approche matérielle et productive 10
3.2 La dimension humaine 13
Conclusion 16
Sources documentaires 18
Annexes 19

* Introduction

Alignement stratégique
Organisation
SI
Informations
Pratiques de travail Hommes
Technologies
BUTS
La vague de suicides ayant touché les employés de France Télécom ces derniersmois, couplée à la grogne générale des travailleurs dans certains secteurs de l’économie, soulève un certain nombre de questions concernant les méthodes de management et nous amène à nous interroger sur l’organisation du travail dans son ensemble. Ainsi, toute forme d’organisation du travail, constitue selon la définition d’ALTER, un système d’information. En effet, l’auteur le définit comme « unensemble de pratiques liées au travail (méthodes, procédures, façons de décider et de communiquer), d’informations, de personnes, et de TIC, organisé pour accomplir les buts de l’organisation ». Dès lors, l’étude d’un système d’organisation du travail semble constituer un point de départ intéressant. Le Toyotisme, de part la variété des aspects qu’il recouvre se prête donc naturellement à cetteanalyse.

La modélisation de la définition du SI par ALTER montre que tout SI est asservi à des objectifs, qui jouent un rôle vital dans la définition d’une stratégie d’entreprise. L’Histoire a montré que les mises en place successives de différents systèmes d’organisation du travail étaient tous voués à la réalisation d’objectifs organisationnels bien précis, devant répondre aux différentesmutations socio-économiques. La problématique soulevée est donc de savoir si le Toyotisme constitue un système d’organisation du travail viable, ou s’il n’est en réalité qu’un approfondissement de systèmes ayant montré leurs limites. Divers éléments de réponse pourront être apportés en étudiant les principes généraux de l’organisation du travail d’une part, et le toyotisme d’autre part, ce dernier étantabordé à travers l’idéologie organisationnelle qu’il véhicule, mais aussi à travers ses enjeux managériaux, qu’ils soient productifs ou humains. Ainsi la pertinence d’un système pourra finalement être évaluée à travers les sept points-clé d’un management des S.I. réussi.

Principes généraux de l’organisation du travail
Les systèmes tayloriste et fordiste

Dans la théorie des organisations, onparle souvent du Taylorisme et du Fordisme comme appartenant à l’école classique de pensée.
Frederick Winslow Taylor (1856-1916), ingénieur américain, constate dans les années 1880 que les ouvriers ne sont ni assez productifs, ni assez efficaces. Dans certains cas, ceux-ci seraient même enclins à cacher leur savoir-faire à la direction, afin de contrôler leur rythme de travail. La transparence etla transversalité du système ne sont alors pas assurées. Taylor a dès lors développé ce que l’on appelle l’OST, ou Organisation Scientifique du Travail, suite à une démarche empirique d’observation du fonctionnement de l’usine. Ce système repose sur différents concepts.
On assiste tout d’abord à une division du travail, verticale, mais aussi horizontale. Les tâches de conception sont ainsiclairement séparées des tâches d’exécution, créant un fossé entre l’ouvrier de l’atelier, et la technostructure, située en haut de la hiérarchie. Chaque ouvrier est ultra-spécialisé et est cantonné dans la répétition de gestes élémentaires, qui sont chronométrés et étudiés afin de limiter les temps morts et actions inutiles (« homme-machine »). On assiste alors à une forte parcellisation des...
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