Un dimanche a la piscine de kigali

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  • Publié le : 10 mai 2011
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La haine, telle est leur devise!

Gil Courtemanche, né en 1943 à Montréal, est un journaliste et écrivain québécois. En 2000, M. Courtemanche rédige son premier roman intitulé Un dimanche à la piscine de Kigali. L’auteur décrira dans cet ouvrage les évènements et le déroulement du génocide Rwandais dont il a été témoin en 1994. Cependant, en 2006 le réalisateur, monteur et scénariste RobertFarveau fait l’adaptation de ce roman au grand écran.

Bernard Valcourt, engagé pour produire des émissions télévisées dans le domaine communautaire et sur le sida, est au Rwanda depuis maintenant deux ans. Demeurant à l’hôtel des Mille-Collines, durant son séjour au Rwanda, il devient follement amoureux de Gentille, serveuse de l’hôtel. Alors que leur histoire d’amour ne fait que commencer, uneguerre interethnique (Hutus contre Tutsis) s’abat sur le pays. Valcourt réalise que les sociétés internationales ne font rien pour aider le Rwanda qui est en crise. C’est alors que, dans la mesure de ses moyens, il aide le pays. Parallèlement à cela, le personnage principal continu de voir ses amis proche mourir du sida, devenu l’épidémie massive du pays. Voyant que les conditions de la régionsont insupportable, Valcourt décide d’épouser Gentille et d’adopter la fille d’un de ses amis qui a été horriblement tué. Ainsi, les trois personnages décident de quitter le Rwanda, mais Gentille est bloquée au barrage du pays, puisqu’elle a toutes les caractéristiques d’une Tutsie (« race inférieur ») et meurt quelques mois après. Bref, une conclusion tragique et sombre est attribuée à pratiquementtoute la population rwandaise vu que ce pays est dirigé par la haine.

Il n’y a aucun doute au fait que Gil Courtemanche a réussi à sensibiliser le lecteur par rapport au drame que représente le génocide de 1994, au Rwanda, ainsi que de la passivité de la communauté internationale dans cette situation. Le rôle de l’ONU sera d’ailleurs grandement critiqué par l’auteur. Cette affirmation estvisible dans l’extrait suivant : « Valcourt ne comprenait pas qu’il ait besoin d’une approbation et de plus de soldats pour intervenir. Son mandant spécifiait qu’il devait assurer la protection de la population civile de la capital .Et quelques dizaines de paras belges pourraient en une nuit faire disparaitre toutes les barrières de la ville.» (p.128). Il y a là une incompréhension du travail d’undes fonctionnaires général de l’ONU alors qu’il a le pouvoir de diminuer et même d’arrêter les massacres. Ces massacres seront d’ailleurs décrits par l’auteur de la manière la plus horrifiante possible. Il emploiera des termes crus et des descriptions atroces sans se préoccuper de la réaction du lecteur. Courtemanche dira ainsi :
«On tuait les hommes, d’un coup de feu ou d’un coup de machette,savant et précis. Mais les femmes n’avaient pas droit à une mort claire et nette. On les mutilait, on les torturait, on les violait, mais on ne les achevait pas, comme on l’aurait fait avec des animaux blessés. On les laissait aller au bout de leur sang, sentir venir la mort râle par râle, crachat par crachat, pour les punir d’avoir mis au monde tant de Tutsis (…) » (p.239-240)

Après un extraitcomme ce dernier, les lecteurs peuvent conclure que la haine est vraiment ce qui dirige les Hutus du Rwanda. Cette haine contre les Tutsie va jusqu’à amener des humains à tuer leurs propre voisins, leurs amis ainsi que leur famille. Bref, le roman est truffé de descriptions comme cette dernière, allant de mal en pis, mais l’auteur les utilise puisque ces actions en sont de même! Dans le même ordred’idées, le livre de Gil Courtemanche sera écrit sans aucune censure ce qui risque de choquer plusieurs lecteurs. Aux derniers moments de la vie de Méthode, ami de Valcourt, la mère de ce dernier demanda à une prostituée de faire jouir son fils pour une dernière fois. L’auteur écrira ainsi : « (…) Suce-le, suce-le pour qu’un dernier jus de vie sorte de lui. (…) ``Je n’ai plus de sexe, je n’ai...
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