Ursus dans l'homme qui rit

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L'homme qui rit, Victor Hugo

Ursus
→ auto-représentation de l'auteur = clé[*] possible du personnage
mais pers. = plus que le modèle réel.

Le discours social d'Ursus ressemble à celui de V. Hugo
Hommes de savoir
U. = intellectuel, « philosophe », ancien précepteur d'un Lord mais a été EXILÉ à cause de ses idées .
= être inentendu
// V. Hugo → appel à l'INSURRECTIONaprès le coup d'état de Napoléon III
U. = petit créateur ex nihilo
Il a écrit une pièce de théâtre, Chaos vaincu.
« Faire de la plénitude avec du vide » « homme orchestre »
= poétique romantique : CRÉATEUR (V. Hugo) – créateur (Ursus)

→ caractère du personnage = MISANTHROPE – PHILANTHROPE
Rencontre avec les enfants : il les insulte, tient un discours agressif, mais lesrecueille = philanthrope, humaniste, qui soigne les pop. en détresse par des potions. = cela apparaît dès sa 1ère apparition.
Pourquoi cette contradiction ? Comment peut-on être les deux à la fois ?
CONTRADICTION = tic stylistique chez V. Hugo.
Ex. Comprachicos = grands et misérables
= SUBLIME, qui admire l'humanité
→ très vif étonnement qui suscite l'ÉMERVEILLEMENT
Sublime chez V. Hugo =catégorie ANTHROPOLOGIQUE.
L'animal va beaucoup moins loin dans le mal que l'homme : il dévore parce qu'il a faim.
≠ homme capable du PIRE et du PLUS HAUT .
Homme fondamentalement beau parce qu'il est laid, à Dieu et à Diable = être DRAMATIQUE qui se débat entre deux postulats différents.
U. = échantillon d'humanité, ALLÉGORIE D'UNE HUMANITÉ CONTRADICTOIRE

→ Guargantua, Rabelais
= géant
// U. =pers. un peu tératologique, très concret, dans la chair (tout comme chez Rabelais).
Langage qui fonctionne tout seul, discours très long, qui ne veulent rien dire.
Rabelais = jeux sur les non-sens, les accumulations … → jouissance du langage.
= inspiration probable de Rabelais pour la parlure d'Ursus.

→ U. = pers. QUI PARLE (rapport spécifique au langage).
Figure typique du HÉROSROMANTIQUE : génie incompris.
// V. Hugo a déjà perdu ses filles, vient tout juste de perdre sa femme, et ne voit pas la fin du Second Empire.
= Phase de DÉSESPOIR, de DÉPRESSIVITÉ.
Il écrit « Napoléon le petit », un pamphlet, mais son œuvre n'a PAS DE POUVOIR POLITIQUE.
A travers Ursus, V. Hugo dit son AMERTUME, ses DOUTES, son DÉSESPOIR, face à la puissance (l'impuissance ?) de la littérature.LANGAGE VAIN ? → on parle, mais cela ne change rien ; au final on dit n'importe quoi = DÉCEPTION car ses œuvres ne font pas l'effet escompté.
MAIS V. Hugo CROIT à la puissance du langage.
Preuve = narrateur omniscient, création pour org. le chaos de l'existence...
= conception MÉGALOMANIAQUE.
V. Hugo = DIEU, ou quasi à sa place.
→ conception AMBIVALENTE avec deux attitudes aux ANTIPODES.

→Patrons / Modèles = STULTUS du Moyen-Âge avec la fantaisie verbale ou fratrasie.
Elle se caractérise par la prolixité, un côté quasi mécanique, un discours truffé d'éruditions, avec des barbarismes …, un jeu avec les mots, une grande liberté, et un grand plaisir du locuteur à parler.
= LUDIQUE, JOYEUX, DRÔLE, FONCTION POÉTIQUE DU LANGAGE, mais régulièrement le fou lance une CRITIQUE aux instancesgénérales.
→ protection : en apparence son discours est fou, mais derrière cette folie se cache une véritable sagesse.
// Le roi s'amuse , V. Hugo, avec le pers. du fou Triboulet ( + amour farouche des romantiques pour le Moyen-Âge / Shakespeare )
V. Hugo = pauvre fou qui crie au monde des vérités que personne ne veut entendre.

I. LE RÔLE DU PERSONNAGE DANS L'ACTION.
→ caractérisation de saPSYCHOLOGIE, de son caractère moral.
1ère apparition
1er personnage à être introduit → IMPORTANCE, d'autant plus qu'il donne son nom au premier chapitre de l'œuvre, et ouvre & clôt le roman = effet de bouclage, fil continu.
→ condamné à la SOLITUDE : il est à nouveau seul.
Rôle d'ADJUVANT vis-à-vis de Gwynplaine.
Personnage BIZARRE, « ours », dont on découvre peu à peu l'HUMANITÉ.

II....
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