Villes

Pages: 8 (1868 mots) Publié le: 23 février 2013
I.
Elle n’était pas à la maison. La porte d’entrée était entrouverte, je montais l’escalier, je sonnais et j’attendais. Je sonnais encore une fois. Dans l’appartement les portes étaient toutes ouvertes, je le vis par le verre de la porte d’entrée et je reconnus le miroir dans le couloir, le vestiaire et l’horloge. Je pouvais l’écouter faire tic-tac.
Je m’assis sur la marche et j’attendis. Jen’étais pas soulagé, comme dans une situation où une décision cause un sentiment d’angoisse, craignant les conséquences, et qu'on est heureux d’avoir accompli la décision et d'être épargné par les conséquences. Mais en même temps je n’étais pas déçu non plus. J’étais décidé à la voir et à l’attendre jusqu’à ce qu’elle soit venue.
L’horloge dans le couloir sonna pour le quart d’heure, pour lademi-heure et pour l’heure entière. J’essayais de suivre le tic-tac faible et de compter les 900 secondes entre un tintement et le suivant, mais je me laissais toujours distraire de nouveau. Dans la cour la scie d’un menuisier cria, dans la maison il y avait des voix ou de la musique qui s’échappaient d’un appartement, et quelqu'un frappa à une porte. J’écoutais alors ce quelqu’un monter l’escalier avecdes pas égaux, lents et lourds. J’espérais qu’il habiterait au deuxième étage. S’il me voyait comment expliquer ce que je faisais ici ? Mais les pas ne s'arrêtèrent pas au deuxième étage. Ils continuèrent à monter. Je me levais.
C'était Madame Schmitz. D’une main elle portait un baquet pour le charbon, et de l'autre un récipient pour des briquettes. Elle était habillée d'un uniforme, d'une vesteet d'une jupe, à la manière d'une contrôleuse de tramway. Elle ne m’aperçut pas, jusqu’à ce qu’elle soit arrivée en haut de l’escalier. Elle ne me regarda pas de façon fâchée, ni étonnante, ni moqueuse – rien de ce que je craignais. Elle avait l’air fatiguée. Lorsqu’elle mit les briquettes sur le sol pour chercher ses clés dans la poche de sa veste, des pièces de monnaie tombèrent au sol. Je lesramassais et je les lui donnais.
« A la cave il y a encore deux baquets. Peux-tu les remplir et les relever ? La porte est ouverte. »
Je descendis l’escalier en courant. La porte du sous-sol était ouverte, la lumière de la cave était allumée et au bord du long escalier pour la cave se trouvait une cloison en planches dont la porte était seulement entrouverte et dont la serrure aux anneauxouverte pendait à la moise. La pièce était grande et le charbon s’accumulait jusqu’au couvercle sous le plafond par lequel il était versé par la rue dans la cave. Les briquettes étaient entassées proprement à côté de la porte, les baquets pour le charbon étaient situés de l’autre côté. Je ne sais pas ce que je fis mal. A la maison je venais aussi chercher le charbon à la cave et je n'avais jamais eude problèmes. Mais il est vrai que le charbon n'étais pas stocké aussi haut à la maison. Je réussis le remplissage du premier baquet […]

II.
Michael Werner - Heine

Pour deux bonnes choses il s’est battu spécialement dans sa vie, dit Heinrich Heine (1797-1856) dans son testament officiel : Les idées de la démocratie et l’entente cordiale entre l’Allemagne et la France. Il est vrai quepeu d’écrivains personnifient comme lui en particulier la possibilité d’une symbiose de l’esprit allemand et français et en même temps les adversités biographiques et posthumes qui confrontent chacun s'engageant pour ces symbioses.
Durant deux tiers de sa période créative, de 1831 jusqu’à son mort, Heine habita à Paris, où il noua des contacts juste après son arrivée avec un nombre important depersonnes dirigeantes de la vie intellectuelle française contemporaine. Il connaissait Hugo, Vigny, Quinet, Michelet, Guizot, Thiers et Cousin, était ami de Balzac, Gautier, Berlioz, Mignet, Chopin et la princesse Belgiojoso, il était presque sur un pied d’intimité avec George Sand, Nerval et Michel Chevallier – pour nommer seulement quelques noms importants. Et son intégration privée en France...
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