Voltaire

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  • Publié le : 20 mars 2011
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François RABELAIS (1494 −1553)
Extrait de La Vie très horrifique du grand Gargantua
Sur ce, on apportait des cartes, non pas pour jouer, mais pour apprendre mille petits amusements et inventionsnouvelles qui découlaient tous de l'arithmétique.
Par ce biais, il prît goût à cette science des nombres et, tous les jours, après le dîner et le souper, il y passait son temps avec autant de plaisirqu'il pouvait en prendre aux dés et aux cartes. Il en connut si bien la théorie et la pratique que Tunstal l'Anglais*, qui avait écrit d'abondance sur le sujet, confessa que, comparer à Gargantua, iln'y comprenait que le haut allemand.
Et non seulement il prît goût à cette discipline, mais aussi aux autres sciences mathématiques, comme la géométrie, l'astronomie et la musique ; car en attendantla digestion et l'assimilation de son repas, ils faisaient mille joyeux instruments et figures de géométrie et, de même, ils étudiaient les lois astronomiques.
*Tunstal, évêque de Durham, avait faitparaître en 1522 à Londres un fameux traité d'arithmétique.
Extrait de Pantagruel roy des Dipsodes
Des arts libéraux : géométrie, arithmétique et musique, je t'en ai donné le goût quand tu étaisencore jeune, à cinq ou six ans ; continue ; de l'astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l'astrologie et l'art de Lullius*, comme autant d'abus et de futilités.
*Raymond Lullius était uncélèbre alchimiste espagnol du 13ème siècle.
 Rabelais - Gargantua 
Il s'éveillait entre huit et neuf heures, fût jour ou non ; ainsi l'avaient ordonné ses régents antiques, alléguant ce que ditDavid : "Il est vain de se lever avant le jour".
Puis se gambayait, penadait et paillardait parmi le lit quelque temps pour mieux ébaudir ses esprits animaux, et s'habillait selon la saison, maisvolontiers portait-il une grande et longue robe de grosse frise fourrée de renards ; après se peignait du peigne d'Almain, c'était des quatre doigts et le pouce, car ses précepteurs disaient que soi...
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