Voltaire

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1333 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 11 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Le commentaire du texte de Voltaire peut se traiter de deux manières : d'abord de façon linéaire ou de façon thématique.

Nous proposerons un commentaire composé qui mettra en valeur les différents procédés de dénonciation de la guerre.

Le texte de Voltaire croise deux objets d'étude, selon les nouvelles instructions officielles de la classe de première :

- Mouvement littéraire etculturel (texte du XVIIIe siècle sur le thème de la guerre),

- L'argumentation et ses effets (il s'agit ici d'un apologue qui vise à dénoncer).

Le texte est à étudier dans la perspective d'études :genres et registres : il fallait voir que l'article "Guerre" du Dictionnaire philosophique n'était pas un texte purement narratif mais un texte qui mêlait l'argumentation à la narration.

Introduction :- On pouvait amener l'article "Guerre" du Dictionnaire philosophique par un autre texte de Voltaire étudié (un conte comme Candide par exemple) ou par un soulignement de thème de la guerre.

- axes problématiques possibles : prise en compte de la double dimension narrative et argumentative du texte ; du conte à la dénonciation ; l'apologue.

- Trois "parties", trois centres d'intérêts,trois pistes pour ce commentaire.

A - Un conte classique

B - Un conte philosophique

C - Un apologue

Développement :

A - UN CONTE CLASSIQUE

1) Les marques d'une anecdote

Personnage du conte

Il s'agit d'un "prince" qui s'invente une lignée de renom : "il descend en droite ligne d'un comte". Il s'invente des origines nobles qui ne peuvent pas être mises en doute compte tenu dudébut du texte "un généalogiste prouve".

Personnage qui se pose comme un héros

Un héros de conte : son vêtement est décrit comme tel, ainsi que ceux de ses hommes ("un gros drap bleu", "le gros fil blanc" qui "borde leurs chapeaux").

2) Les marques de l'indétermination

Lieu : - "une maison", "cette maison" : où se situe-t-elle, dans quel pays ?

- "une province"', "cette province" : oùse situe-t-elle, dans quelle province ?

- noter que "les autres princes ... couvrent une petite étendue de pays" : là encore l'anecdote se situe dans un espace indéterminé qui apparente le texte au registre du merveilleux.

Temps : "il y a trois ou quatre cents ans" est la seule indication temporelle du texte. Rien ne permet de dater précisément les événements : cela apparente encore unefois le texte au registre du merveilleux.

3) Syntaxe du conte

On notera que tout le texte est construit par l'anaphore ("cette maison", "cette province", "ces multitudes" : il s'agissait de montrer que les événements s'enchaînaient de façon inéluctable. L'asyndète (absence de subordination comme de coordination) notamment dans le premier paragraphe les ":" insistent sur l'aspectd'enchaînement inéluctable des événements.

Tout s'enchaîne comme dans un conte. Voltaire dans son article "Guerre" insiste sur une espèce de programmation de l'événement.

Cette écriture qui souligne la "logique" des faits attire le soupçon du lecteur. Pour autrement dire, cet enchaînement inéluctable n'est-il pas signifiant de la visée argumentative du conteur philosophe ?

B - UN CONTE PHILOSOPHIQUE1) La guerre

Il s'agissait de relever le champ lexical de la guerre et de très vite remarquer qu'aucune stratégie guerrière n'était réellement évoquée. Le vocabulaire guerrier se réduisait à un jeu de guerre enfantin. Il s'agit ici de "se battre", les peuples sont répartis en "bandes" ou en "équipée". Tout se mesure en terme de gain : il s'agit de "gagner" la guerre comme on gagne un jeu. Lelangage enfantin attire le soupçon du lecteur.

2) La dérision de la guerre : la guerre est vue comme un jeu puéril.

Il s'agit pour chaque prince d'être "de la partie". On ne sait même pas pourquoi on se bat.

D'ailleurs qui sont les soldats ? : "les autres princes" ... "des peuples" ... "ces multitudes" ... d'où viennent-ils ? que veulent-ils ?, ils vont simplement "vendre leurs...
tracking img