Voltaire

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  • Publié le : 9 juin 2010
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VOLTAIRE
François-Marie Arouet Le Jeune, dit plus tard Voltaire, est né le 21 novembre 1694 à Paris, et baptisé le lendemain, dans une famille de la riche bourgeoisie parisienne. Ses parents sont François Arouet, notaire puis receveur des épices à la Cour des Comptes et Marie Marguerite d’Aumart, d’une famille proche de la noblesse de robe. Son frère aîné sera un sympathisant janséniste. Du faitde son esprit frondeur, de ses relations libertines et surtout de sa vocation de poète, il aura des relations difficiles avec son père.
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Études
Il commence ses études en 1704 au collège Louis-le-Grand dirigés par les Jésuites. Il y fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie, obtient des premiers prix. Tout en étant fort critiquedes Jésuites, il garda toute sa vie une grande admiration pour ses professeurs et les grandes entreprises missionnaires de la Compagnie de Jésus, en Chine et au Paraguay. L’éducation reçue l’initie aux plaisirs de la conversation et du théâtre. Après sa classe de philosophie, il quitte le collège en 1711 pour s’inscrire à l’école de droit de Paris.-------------------------------------------------
Libertinage
En 1712 il tente le concours de l’Académie avec une ode, Le Vœu de Louis XIII, mais échoue.
En 1713, à 19 ans, il part pour la Hollande comme secrétaire de M. de Châteauneuf, frère de son parrain. Il se fait chasser de l’ambassade de France en Hollande en raison de sa liaison avec Mlle du Noyer, qu’il voulait enlever, à la suite de la plainte de Madame du Noyer. Monsieur Arouetmenace son fils de l’expédier à Saint-Domingue et de le déshériter.
En 1714, il écrit un pamphlet, Lettre à M. D***, et une satire, Le Bourbier ou le Parnasse, et commence sa tragédie Œdipe. Devenu clerc de notaire, son métier ne l’inspire guère.
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Exils et prisons
En 1716, il est exilé pour des vers séditieux qu’on lui prête et qu’il sedéfendra toujours d’avoir écrits comme le poème des « J’ai vu », d’inspiration janséniste. Le rencontrant dans les jardins du Palais-Royal, le Régent Philippe d’Orléans lui lance. En 1717, accusé d’avoir rédigé des pamphlets contre le Régent, il échappe à la déportation aux îles (Antilles) mais est emprisonné à la Bastille pendant près d’un an.Libéré en avril 1718, il est exilé à Châtenay-Malabry. Iladopte le nom de Voltaire et achève Œdipe, sa première pièce de théâtre, qui rencontra le succès en novembre.
En 1730, poursuivi pour certaines de ses œuvres, il va chercher refuge en Normandie chez son condisciple et ami, l’académicien Le Cornier de Cideville.
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De Genève à Ferney
En 1755, il s’installe aux « Délices », près de Genève. Enfin, en1758, il achète un domaine à Ferney, dans le Pays de Gex, et Tournay, en territoire français, mais sur la frontière franco-genevoise. Il va aménager la région, bâtir, planter, semer et développer l’élevage. En compagnie de Mme Denis, sa nièce, il fait vivre un millier de personnes. Il résume l’entreprise : « Un repaire de 40 sauvages est devenu une petite ville opulente habitée par 1200 personnesutiles ». Voltaire n’est plus seulement l’homme le plus célèbre de son époque : il est devenu un mythe. De Saint-Pétersbourg à Philadelphie, on attend ses publications comme des oracles. Artistes, savants, princes, ambassadeurs ou simples curieux se rendent en pèlerinage à Ferney chez cet « aubergiste de l’Europe ».
En 1778, il revient à Paris : le peuple de la capitale l’accueille avec un telenthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars « la première des journées révolutionnaires ».
Deux mois avant sa mort, le 7 avril 1778, il devient franc-maçon dans la loge parisienne des « Neuf Sœurs ».
Il meurt à Paris le 30 mai 1778. En février, 4 mois avant sa mort, il déclarait publiquement : « Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes...
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