L'amant

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  • Publié le : 12 avril 2011
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L'aman
L’amant (Marguerite Duras)

La sexualité est un thème qui avant 1950 se faisait rare dans la littérature. Il pouvait choqué et troublé. En 1984, Marguerite Duras publie L’amant, un livre qui parle de son adolescence en Indochine et de certaines périodes de sa vie telle que la première relation sexuelle avec un riche chinois de 17 ans son ainé. L’écriture de ce livre exprime lesincertitudes de cette quête de soi et la volonté de diriger seul sa vie. La mise en écriture de sa première relation sexuelle est le signe de la prise de pouvoir de Marguerite Duras sur elle-même. Il s’agit donc d’une libération, cette libération nous la démontrons par quelques extraits où sont décrit les ébats de la jeune fille de 15 ans et demi qu’était Duras à cette époque avec ce riche chinois de 32ans.
« La peau est d’une somptueuse douceur. Le corps. Le corps est maigre, sans force, sans muscles, il pourrait avoir été malade, être en convalescence, il est imberbe, sans virilité autre que celle du sexe, il est très faible, il paraît être à la merci d’une insulte, souffrant. Elle ne le regarde pas au visage. Elle ne le regarde pas. Elle le touche. Elle touche la douceur du sexe, de la peau,elle caresse la couleur dorée, l’inconnue nouveauté. Il gémit, il pleure. Il est dans un amour abominable. Et pleurant il le fait. D’abord il y a la douleur. Et puis après cette douleur est prise à son tour, elle est changée, lentement arrachée, emportée vers la jouissance, embrassé à elle. »
Marguerite Duras nous fait ici le récit de sa première fois avec celui qui deviendra son amant. Elledécrit ce qu’elle a ressentit et comment elle l’a ressentit. Tous les détails son notés ici, du premier geste sexuel au dernier qui fut la jouissance et le plaisir que lui a procuré cette expérience. Dans ce passage nous pouvons aussi sentir une petite appréhension du passage à l’acte et à la découverte de quelque chose jusqu’ici inconnue mais qu’elle avait très envie de découvrir.
« Je ne savais pasque l’on saignait. Il me demande si j’ai eu mal, je dis que non, il dit qu’il en est heureux. Il essuie le sang, il me lave. Je le regarde faire. Insensiblement il revient, il redevient désirable. »
Ceci lui a également appris que la première fois pour une femme peut être douloureuse et qu’il est normal de saigné, la demoiselle est donc heureuse d’avoir découvert des sensations qu’elle neconnaissait pas du tout et appris d’autres choses de la vie également inconnues. Nous, nous rendons également compte en lisant ceci de l’affection que le chinois porte déjà à Marguerite Duras, sentiment qui n’est d’ailleurs jusqu’ici pas partagé malgré une indéniable et très forte attirance physique.
« Il devient brutal, son sentiment désespéré, il se jette sur moi, il mange les seins d’enfant, il crie,il insulte. Je ferme les yeux sur le plaisir très fort. Je pense : il a l’habitude, c’est ce qu’il fait dans la vie, l’amour, seulement ça. Les mains sont expertes, merveilleuses, parfaites. J’ai beaucoup de chance, c’est clair, c’est comme un métier qu’il aurait, sans le savoir exact de ce qu’il faut faire, de ce qu’il faut dire. »
Ici, il est simple de se rendre compte de la confiance qu’a lajeune fille envers cet homme chinois. Elle est persuadé qu’il sait ce qu’il fait puisqu’il en a l’habitude, de plus il a des mains expertes qui sont aussi merveilleuses et parfaites ce qui lui procure encore plus de plaisirs. Elle est heureuse de faire tout ça avec lui et se considère comme une jeune fille chanceuse grâce à lui. Le chinois se sent triste et malheureux à cause de ses sentimentstrès fort pour la jeune fille qu’il appel souvent « petite ». Nous comprenons à ce moment précis que l’homme est totalement éprit de cette « petite » fille avec qui il a des relations intenses. Le problème est qu’il ne peut pas l’aimé puisque à cette époque les relations entre chinois et européens étaient en quelque sorte interdites. De plus le père du chinois n’est pas d’accord pour un mariage...
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