L'art est mort, vive l'art

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  • Publié le : 27 mars 2011
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L’Art est mort, vive l’art !

L’art a, de tout temps, été un reflet de notre société. Evoluant en même temps qu’évolue notre société, il fait partie de notre quotidien, nous entoure où que nous soyons. Pourtant, lorsque l’on parle “d’art”, il vient souvent une image élitiste, comme si cet art était réservé à une minorité qui, elle seule, disposerait du droit de profiter de ce qui devrait êtreun bien publique et populaire. Toutes les formes d’art de sont pas touché de la même façon par ce que j’appellerai “l’élitisation” de l’art. On constatera ainsi que la peinture, la sculpture ou le théâtre souffrent bien plus de ce phénomène que la musique ou le cinéma et ce plus spécialement auprès des jeunes. Je ne prétend pas faire le procès d’une société en constante évolution tout comme je necondamne pas une minorité intellectuelle. Mon objectif premier sera de désacraliser ce que nous appellons pompeusement “l’Art”, et qui finalement, n’est que l’expression de notre société en mutation. L’Art doit se démocratiser. L’Art doit laisser place à l’art pour la simple raison qu’il doit être accessible à tous.

Et si certains argueront que l’art est élitiste par définition car pour encomprendre les codes et les messages il faut absolument une formation longue et parfois pénible, et, qui si elle peut s’avérer passionnante, permettre une approche différente des oeuvres et apporter de précieuses connaissances, n’est cependant selon moi, pas nécessaire. En effet, l’art a pour particularité de jouer sur nos sentiments, nos sensations et notre perception de la beauté. L’art estrésolument personnel, on ne peut le limiter à une succession de règles et de codes. Et c’est parce que cet art est personnel et surtout irrationnel, qu’il n’est pas besoin d’études pour apprécier une peinture ou une sculpture. Ainsi, si une formation artistique est toujours un avantage, elle n’est pas nécessaire à l’appréciation d’une oeuvre d’art.

L’art doit également se démocratiser car il est unfacteur de développement. Ce n’est pas uniquement pour le plaisir des sens que l’on visite un musée, que l’on va au théâtre. L’art est une formidable école de vie. Et c’est parce que l’on apprend, sur soi, sur les autres, sur le monde, en étant en contact avec l’art que celui-ci ne peut en aucun cas être l’apanage d’une minorité intellectuelle. Car se dire que l’art ce n’est pas pour soi, qu’on n’ycomprend rien, que c’est trop cher, qu’on a pas le temps… C’est passer à coté d’une partie de son existence.

Un autre aspect du problème, est, à mon sens, l’aspect scolaire. L’école joue-t-elle suffisament son rôle dans la promotion et la valorisation de l’art ? Ne devrait-on pas sensibiliser les jeunes le plus tôt possible aux différentes formes d’arts et l’école n’a-t-elle pas, de par savocation éducative, un rôle à jouer dans cette sensibilisation ? J’ai la conviction que oui. Je crois également que ce contact avec l’art dès le plus jeune âge pourrait grandement participer à cette désacralisation du monde artistique. On constate en effet que dans la plupart des écoles, les cours de musique, lorsqu’il ne sont pas absents, sont des plus pauvres, rarement à raison de plus de 2 ou 3 heurespar semaine, et souvent peu adaptés aux attentes des jeunes. Les activités extérieures, comme les visites de musées ou les sorties au théâtre ne sont pas légion et souvent mal pensées et mises en valeur. On insiste trop sur un aspect “technico-technique” qui n’est pas toujours primordial. Je ne dénigre en aucun cas le travail et les prouesses techniques des artistes, qui méritent effectivementune reconnaissance pour celles-ci, je ne fais que souligner le fait qu’il y ai plusieurs manières d’aborder l’art. Car si les détails techniques sont intéressants, ne se concentrer que sur cet aspect est sans doute la meilleure manière de dégouter l’enfant de l’art. Laisser un peu de temps à chacun pour qu’il se forge son opinion, parler avec l’enfant de ce qu’il ressent, tout en lui donnant, si...
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