L'avenir d'une illusion

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  • Publié le : 18 février 2010
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L’avenir d’une illusion de S. Freud
Les citations sont données dans la trad. Balseinte, Delarbre et Hartmann, PUF, « Quadrige », 1995. Les paginations font aussi référence à cette édition (Jean-Luc Derrien).
Chapitre I : La culture
Les deux tâches de la culture :
1) domination de la nature : le travail
2) régulation des relations humaines
 ce qui suppose d’imposer aux individusune contrainte (contrainte au renoncement pulsionnel).
« Toute culture doit nécessairement s’édifier sur la contrainte et le renoncement pulsionnel. » (p.7)
 donc renversement: l’essentiel, la tâche première devient la régulation des rapports humains.
COMMENTAIRE  l’instauration du refoulement (complexe paternel, névrose) devient là premier, et renvoie au second plan ce qui en soit estpremier : le rapport vital à la nécessité externe, le dépassement du narcissisme (désaide, psychose).
La masse :
« les masses sont inertes et dépourvues de discernement, elles n’aiment pas le renoncement pulsionnel, ne peuvent être convaincues par des arguments que celui-ci est inévitable, et les individus qui les composent se confortent mutuellement en donnant libre cours à leurdérèglement. » (p.8)
Le pouvoir:
« Seules l’influence d’individus exemplaires, qu’ils reconnaissent comme leurs meneurs, peut les amener à des prestations de travail et à des renonciations dont dépend l’existence de la culture. »(p.8)
Une objection possible à cela :
il est possible d’éduquer l’humanité : la résistance au renoncement pulsionnel et au travail est due à des dispositifs culturelsdéfectueux. Éduquer l’humanité — amender, corriger la culture — doit permettre de mettre fin à la contrainte en faisant accepter ces sacrifices.
COMMENTAIRE : la religion va dans la suite être montrée comme un tel dispositif culturel défectueux.
Problème : est-ce là une illusion ? C’est un problème psychologique : les hommes peuvent-ils renoncer à la recherche de la satisfaction pulsionnelle ?Il faut donc distinguer (cf. Chapitre II.) :
l’économique (les biens et les moyens ou dispositifs permettant de les répartir)
le psychologique (les moyens de défense de la culture devant permettre de réconcilier les hommes avec la culture).
Chapitre II : Le fond de la culture.
Ce fond de la culture est, non pas le travail et les moyens de régler les rapports humains, mais le sacrificeet son dédommagement.
Les interdits et leur intériorisation :
Distinction entre privations générales (qui concernent tous) et particulières (qui ne concernent que quelques-uns uns : groupes, classes, individus).
1) générales : les plus anciennes (détachement de l’animalité).
« ces privations continuent d’être à l’œuvre, continuent de former le noyau de l’hostilité à la culture. »(p.10)
l’inceste
le cannibalisme
le plaisir-désir du meurtre
 Les 3 interdits fondamentaux de toute culture.
Cf. Totem et tabou.
Intérioriser l’interdit signifie dépassement de la nécessité d’une contrainte extérieure : d’adversaire, devenir porteur de culture.
La morale : il faut distinguer entre les interdits introjectés (les plus anciens et généraux) et les interdits nereposant que sur la contrainte.
2) particulières
Elles apparaissent injustes, oppressives, et conduisent à la révolte.
 ces interdits particuliers produisent l’hostilité à la culture.
COMMENTAIRE : justice / injustice. La religion aura pour tâche, par la promesse d’une justice supérieure et ultérieure, de justifier l’injustice réelle.
Chapitre III : La religion (les représentationsreligieuses)
« La part peut-être la plus significative de l’inventaire psychique d’une culture. » (p.14)
le tyran, le dictateur (pouvoir) : celui qui a aboli les restrictions culturelles en ce qui le concerne. Cela suppose que les autres respectent, eux, ces restrictions, au moins le « Tu ne tueras point ».
l’état de nature
cruauté de la nature :
« C’est vrai, la nature ne nous...
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